Israël en guerre - Jour 61

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Père de l’otage américaine libérée : « Retrouver ma fille sera le plus beau jour de ma vie »

Uri Raanan espère que Natalie sera de retour à la maison pour son 18e anniversaire la semaine prochaine ; après deux semaines d'ignorance, ce père va pouvoir retrouver le sommeil

Uri Raanan s'adressant aux journalistes devant sa maison après que sa fille Natalie et son ex-femme Judith Raanan ont été libérées par le Hamas, à Bannockburn, dans l'Illinois, le 20 octobre 2023. (Crédit : Charles Rex Arbogast/AP Photo)
Uri Raanan s'adressant aux journalistes devant sa maison après que sa fille Natalie et son ex-femme Judith Raanan ont été libérées par le Hamas, à Bannockburn, dans l'Illinois, le 20 octobre 2023. (Crédit : Charles Rex Arbogast/AP Photo)

Le père de Natalie Raanan, l’otage américaine libérée, a déclaré vendredi qu’elle se portait bien après deux semaines de captivité. Elle et sa mère ont été enlevées en Israël par le groupe terroriste palestinien du Hamas et détenues à Gaza.

Uri Raanan, de l’Illinois, a déclaré à l’Associated Press qu’il avait parlé à sa fille vendredi par téléphone. « Elle va bien. Elle va très bien », a déclaré Raanan, qui vit dans la banlieue de Chicago. « Je suis en larmes et je me sens très, très bien. »

Cet homme de 71 ans a déclaré avoir vu aux informations, plus tôt dans la journée de vendredi, qu’une mère et une fille américaines seraient libérées par le Hamas. Il a passé la journée à espérer qu’il s’agissait de sa fille et de son ex-femme, Judith Raanan.

Savoir que Natalie pourra fêter son 18e anniversaire la semaine prochaine chez elle, avec sa famille et ses amis, c’est « merveilleux ». C’est la meilleure des nouvelles », a déclaré son père.

Ben Raanan, le frère de Natalie, a déclaré qu’avant l’enlèvement, sa sœur et lui avaient envisagé de se faire des tatouages assortis pour marquer son anniversaire. Au lieu de cela, il s’est fait tatouer cette semaine en son honneur, en incorporant leurs noms ainsi que celui de leur frère.

Le groupe de SMS de la famille, qui échangeait des nouvelles vendredi, est passée d’un espoir timide à une franche célébration, tempérée par la conscience que d’autres familles vivent toujours dans la peur de leurs proches, a déclaré Ben à l’Associated Press à son domicile de Denver.

Natalie Raanan, à gauche, et sa mère Judith Raanan parlant au téléphone avec le président américain Joe Biden, otages libérées du Hamas, le groupe terroriste qui dirige Gaza, le 20 octobre 2023. (Crédit : Ambassade des États-Unis à Jérusalem/AFP)

« Quand je la reverrai, je pense qu’il n’y aura pas de mots pour exprimer ce que je vais ressentir », a-t-il déclaré. « Ce sera comme une étreinte intense, au-delà des mots et de ce que nous pourrions nous dire verbalement. »

Uri a déclaré qu’il pensait que Natalie et Judith étaient en transit vers Tel Aviv pour retrouver des membres de leur famille, et qu’elles seraient toutes deux de retour aux États-Unis au début de la semaine prochaine.

Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré que les deux Américaines étaient sorties de la bande de Gaza, mise en sécurité par l’armée israélienne. Le Hamas a déclaré vendredi qu’il les avait libérés pour des raisons humanitaires dans le cadre d’un accord avec le gouvernement qatari.

Il s’agit des premiers otages libérés depuis le massacre sanglant perpétré par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre, au cours duquel quelque 2 500 terroristes ont fait irruption en Israël depuis la bande de Gaza par voie terrestre, aérienne et maritime, massacrant sauvagement plus de 1 400 personnes et s’emparant d’au moins 210 otages de tous âges, sous le couvert d’un déluge de milliers de roquettes tirées sur les villes et villages israéliens. La grande majorité des personnes tuées lorsque les hommes armés se sont emparés des communautés frontalières étaient des civils – hommes, femmes, enfants, bébés et personnes âgées.

Le président américain Joe Biden a été l’un des nombreux à se réjouir de la libération des Raanan.

« Je suis ravi qu’ils puissent bientôt retrouver leur famille, qui a été rongée par la peur », a déclaré Biden à Washington. Le président américain s’est entretenu vendredi avec Judith et Natalie et « leur a fait savoir qu’elles bénéficieraient du soutien total du gouvernement américain alors qu’elles se remettent de cette terrible épreuve », a fait savoir la Maison Blanche.

Natalie Raanan, 3e à gauche, et Judith Raanan, à droite, à leur arrivée en Israël après avoir été libérées de la captivité du Hamas, alors que l’envoyé du gouvernement pour les otages, Gal Hirsch, au centre, leur tient la main, le 20 octobre 2023. (Autorisation)

Uri a déclaré plus tard vendredi, lors d’une brève conférence de presse, qu’il n’avait parlé avec sa fille que pendant quelques minutes chargées en émotion et qu’ils n’avaient pas parlé de ce qu’elle et sa mère avaient vécu au cours des deux dernières semaines. Il a précisé que Judith souffrait d’une blessure mineure qu’il a décrite comme une « petite égratignure » à la main.

« Elles ont l’air d’aller bien, elles ont l’air bien », a-t-il déclaré, ajoutant que lorsqu’il verrait sa fille, il la serrera dans ses bras et l’embrassera. « Ce sera le plus beau jour de ma vie. »

Il a également déclaré qu’il ne savait pas pourquoi sa famille avait été choisie pour être libérée.

Le Comité international de la Croix-Rouge, qui a transporté les Américains libérés de Gaza en Israël, a déclaré que leur libération offrait « une lueur d’espoir » aux personnes encore retenus en captivité.

Judith, 59 ans, et Natalie, qui ont toutes deux la double nationalité israélo-américaine, étaient parties de leur domicile d’Evanston, dans la banlieue de Chicago, pour se rendre en Israël afin de célébrer l’anniversaire de la mère de Judith et les fêtes du Nouvel an juif, ont indiqué des membres de leur famille.

Natalie est née aux États-Unis, a déménagé en Israël avec Judith jusqu’à ce qu’elle ait environ 10 ans, puis était revenue, a déclaré son père.

Natalie « a toujours parlé de sa maison avec beaucoup d’affection », a déclaré Frida Alonso, sa demi-sœur âgée de 19 ans, en faisant référence à Israël. « Cela lui manquait beaucoup, beaucoup. Chaque jour, sa grand-mère lui manquait, sa maison lui manquait. Le simple fait d’être là lui manquait. Je suis donc certaine que cela lui fait très mal. »

La mère et la fille se trouvaient au kibboutz Nahal Oz, près de la frontière avec Gaza, le 7 octobre, lorsque les terroristes du Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël au cours de leur attaque d’une barbarie sans précédent.

Les destructions causées par les terroristes du Hamas dans le kibboutz Nahal Oz, près de la frontière entre Israël et Gaza, dans le sud d’Israël, le 20 octobre 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Leur famille n’avait pas eu de nouvelles d’elles depuis l’assaut. Des responsables américains et israéliens leur ont dit par la suite qu’elles étaient détenues à Gaza, a déclaré le frère de Natalie.

« La nouvelle que Judith et Natalie ont été libérées des mains du Hamas est bouleversante. Nous sommes extrêmement reconnaissants envers le Tout-Puissant, envers Dieu, pour cet incroyable miracle », a déclaré Meïr Hecht, le rabbin de Judith, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue vendredi après-midi devant sa maison d’Evanston.

« En même temps, notre douleur est très profonde », a ajouté Hecht, qui a demandé à ce que les autres otages soient libérés le plus rapidement possible. « Nous devons continuer à talonner qui nous pouvons et comme nous le pouvons, et à prier pour leur libération. »

Judith venait régulièrement à la congrégation de Meïr et se sentait comme « un membre de notre famille », a déclaré le rabbin.

Judith Raanan, à gauche, et sa fille Natalie, 18 ans, après que cette dernière a reçu son diplôme de fin d’études secondaires, sur une photo non datée. (Crédit : Le rabbin Meïr Hecht au nom de la famille Raanan via AP)

Le Qatar a déclaré qu’il poursuivrait son dialogue avec Israël et le Hamas dans l’espoir d’obtenir la libération de tous les otages « dans le but ultime de désamorcer la crise actuelle et de rétablir la paix ».

Le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré qu’Israël continuait à œuvrer pour le retour des otages et la recherche des disparus, et que ses objectifs n’avaient pas changé. « Nous poursuivons la guerre contre le Hamas et sommes prêts pour la prochaine étape de la guerre », a-t-il déclaré.

Cette libération survient alors que l’on s’attend de plus en plus à une incursion terrestre. Israël affirme que son incursion vise à détruire les infrastructures du Hamas et s’est engagé à éradiquer les terroristes palestiniens du Hamas qui dirigent la bande de Gaza. Tsahal affirme viser toutes les zones où le Hamas opère, tout en cherchant à minimiser les pertes civiles.

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