Peretz demande à Herzog de promettre qu’il ne rejoindra pas la coalition
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Peretz demande à Herzog de promettre qu’il ne rejoindra pas la coalition

Pour le député travailliste, les informations persistantes annonçant que le parti pourrait rejoindre le gouvernement de Netanyahu entraînent “des dégâts considérables”

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Isaac Herzog, à gauche, chef de l'opposition et du Parti travailliste, avec le député travailliste Amir Peretz, le 12 avril 2016. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Isaac Herzog, à gauche, chef de l'opposition et du Parti travailliste, avec le député travailliste Amir Peretz, le 12 avril 2016. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Un important député travailliste, Amir Peretz, a appelé mercredi le dirigeant de son parti, Isaac Herzog, à publiquement et officiellement démentir les informations annonçant que le Parti travailliste pourrait encore rejoindre la coalition gouvernementale, et a accusé Herzog de « dégâts considérables » en permettant que de telles informations soient diffusées.

Herzog a démenti comme étant « un mensonge complet » la plus récente série d’informations annonçant qu’il négociait activement un moyen d’entrer au gouvernement, tout en soulignant qu’il n’exclurait pas une telle action.

La Dixième chaîne a annoncé mardi que les négociations pour que le parti d’Herzog rejoigne la coalition faisaient des progrès, et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu cherchait à signer un accord le mois prochain.

Peretz a déclaré à la radio militaire que même avant l’information de la Dixième chaîne, il lui avait été dit par « deux ministres du Likud que le Parti travailliste se dirigeait vers le gouvernement », et qu’il avait personnellement parlé à Herzog du sujet. Herzog, a-t-il déclaré, l’avait rassuré en lui disant qu’il n’y avait ni négociation, ni intention de mener des négociations.

Peretz, ancien ministre de la Défense et ancien dirigeant du Parti travailliste, a déclaré à la radio militaire que même s’il acceptait le démenti, Herzog « devait faire un geste politique » et a suggéré que le dirigeant du parti fasse une déclaration officielle qui « crée une nouvelle situation politique. »

« Je veux vous dire que je n’ai personnellement aucune intention de faire partie d’un gouvernement Netanyahu, a juré Peretz. J’espère vraiment que nous n’en sommes pas là, ni dans les négociations, et ni dans l’intention de rejoindre le gouvernement. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef de l'opposition Isaac Herzog, pendant la séance inaugurale de la Knesset, le 31 mars  2015.  (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef de l’opposition Isaac Herzog, pendant la séance inaugurale de la Knesset, le 31 mars 2015. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Interrogé mardi par la Deuxième chaîne pour savoir s’il promettait d’écarter toute intention de rejoindre la coalition, Herzog a répondu que « je ne donnerai pas cette réponse ».

Si le Premier ministre mettait de côté « ses intérêts étroits et agissait dans l’intérêt national », et que Netanyahu montrait qu’il était prêt à prendre des « décisions historiques » pour faire progresser la paix israélo-palestinienne, a déclaré Herzog, il envisagerait alors de rejoindre le gouvernement et consulterait son parti.

Selon la Dixième chaîne, l’Union sioniste (composée du Parti travailliste et de Hatnua) recevrait huit portefeuilles dans le cadre de cet accord, dont le ministère des Affaires étrangères, qui irait probablement à Herzog, ainsi que le ministère de la Culture et des Sports et celui de l’Economie.

Netanyahu s’engagerait également à organiser une conférence de paix internationale, où seraient présents le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi.

Peretz a accusé Netanyahu de vouloir que le Parti travailliste ne rejoigne le gouvernement que pour renforcer la majorité de la coalition plutôt que pour réellement prendre des mesures audacieuses en faveur de la paix.

Le parti, a-t-il ajouté, doit prendre « une décision claire vis-à-vis du public, et pour Netanyahu, nous ne jouons pas ce jeu et n’avons aucune intention de prendre part au jeu. »

Si Netanyahu voulait vraiment pousser à un accord de paix, le Parti travailliste le soutiendrait depuis l’opposition, et lui fournirait un « filet de sécurité », a promis Peretz.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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