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Perpétuité pour un homme qui a tué sa femme devant leurs enfants en 2020

Mastwell Mandparo avait été poignardée à mort par son époux, quelques semaines après sa sortie de prison pour violences conjugales ; les enfants s'étaient interposés

Les proches de Mastwell Mandparo brandissent sa photo pendant l'audience de condamnation de son époux, reconnu coupable de son meurtre en 2020, à la Cour de District de Tel Aviv, le 4 janvier 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Les proches de Mastwell Mandparo brandissent sa photo pendant l'audience de condamnation de son époux, reconnu coupable de son meurtre en 2020, à la Cour de District de Tel Aviv, le 4 janvier 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Un homme a été condamné à la prison à vie, mercredi, pour avoir mortellement poignardé son épouse en présence des enfants du couple. L’aîné avait par ailleurs été blessé en tentant de protéger sa mère.

Alaza Mandparo a été aussi condamné par la Cour de district de Tel Aviv à payer une amende de 258 000 shekels à la famille de sa victime, Mastwell, suite à ce féminicide qui avait eu lieu en 2020.

Alaza Mandparo était sorti de prison quelques semaines avant de tuer son épouse, ayant purgé une peine pour des violences dont Mastwell avait été victime.

Mastwell Mandparo était finalement morte, poignardée à de multiples reprises au domicile familial de Holon, le 28 avril 2020.

Sa mort avait été prononcée sur les lieux par les services du Magen David Adom. Les deux enfants du couple, âgés de 6 ans et de 14 ans, étaient présents au moment des faits.

Selon les documents du tribunal, Mandparo avait agressé son épouse et menacé de la tuer à de nombreuses occasions.

Selon l’acte de mise en examen, une querelle avait éclaté quand Mastwell avait déclaré à son époux qu’elle ne l’aiderait pas à se préparer une tasse de café.

Alaza « a saisi une bouteille de verre qui se trouvait dans le salon et il lui a frappé la tête avec », précise l’acte d’inculpation.

Alaza Mandparo, condamné pour le meurtre de son épouse Mastwal Alaza en 2020, arrive pour une audience à la Cour de district de Tel Aviv, le 4 janvier 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Il était ensuite allé à la cuisine et il avait pris un couteau dont la lame faisait une vingtaine de centimètres.

Mastwell avait quitté en hâte l’appartement, tentant de se réfugier dans les escaliers. Son époux l’avait suivie et il l’avait poignardée dans le dos et à la nuque sous les yeux de ses enfants.

Leur fils, âgé de 14 ans, avait tenté de venir en aide à sa mère, criant en sanglotant : « Arrête, papa ». L’adolescent avait été blessé au bras pendant qu’il luttait avec son père.

Alaza avait pris la fuite et il avait été arrêté par la police plusieurs heures plus tard, après avoir été aperçu en train d’errer dans les rues. Il avait avoué à la police être l’auteur du féminicide.

Les proches de Mastwell Mandparo brandissent sa photo pendant l’audience de condamnation de son époux, reconnu coupable de son meurtre en 2020, à la Cour de District de Tel Aviv, le 4 janvier 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Au mois d’août 2019, Mandparo avait été arrêté pour violences conjugales et il avait été condamné à dix mois de prison – une peine qui avait compris le temps passé derrière les barreaux avant sa condamnation. Avant l’énoncé du verdict, les services sociaux avaient averti les juges qu’il représentait un danger pour son épouse et qu’ils recommandaient donc un emprisonnement ferme.

Après son arrestation, son épouse et ses enfants s’étaient installés dans un refuge pour femmes battues – mais elle était partie de son plein gré quelques jours après, disant aux autorités qu’elle se sentait incapable de gagner sa vie et de répondre aux besoins de ses enfants.

Il avait été libéré le 11 mars après avoir purgé les deux-tiers de sa peine, comme c’est souvent le cas en Israël. Au moment de sa sortie de prison, son épouse avait fait savoir aux services sociaux de Holon qu’elle ne se sentait plus en danger face à son mari.

Mandparo était initialement allé vivre chez sa sœur, qui vit aussi à Holon, mais il avait réintégré ultérieurement le domicile conjugal suite à la réconciliation apparente du couple.

Les violences conjugales sont en hausse en Israël, selon les chiffres qui ont été rendus publics l’année dernière par le ministre des Affaires sociales.

Il y a eu de nombreuses manifestations, ces dernières années, dénonçant la gestion du problème des violences conjugales par le gouvernement et par les autorités, en particulier dans les cas où les victimes étaient d’ores et déjà connues de ces dernières.

L’accord de coalition conclu entre Hatzionout HaDatit et le Likud comprendrait une clause précisant qu’Israël ne signera pas la Convention d’Istanbul, un traité international qui porte sur la lutte contre les violences faites aux femmes, le parti d’extrême-droite affirmant qu’il s’inquiète de ses éventuelles implications en matière d’immigration.

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