Plaintes contre le « Collectif Palestine vaincra » après des affiches anti-Israël
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Plaintes contre le « Collectif Palestine vaincra » après des affiches anti-Israël

L'association a posé de façon illégale des affiches "Puma, sponsor officiel du colonialisme israélien" dans le quartier du Mirail, à Toulouse

Une affiche du "Collectif Palestine vaincra" dans le quartier du Mirail, à Toulouse. (Crédit : capture d’écran Twitter)
Une affiche du "Collectif Palestine vaincra" dans le quartier du Mirail, à Toulouse. (Crédit : capture d’écran Twitter)

Plusieurs plaintes ont été déposées cette semaine en France à l’encontre du « Collectif Palestine vaincra ».

Celui-ci est accusé d’avoir posé de façon illégale des affiches anti-Israël appelant au boycott de l’équipementier sportif « Puma » dans le quartier du Mirail, à Toulouse.

« Puma, sponsor officiel du colonialisme israélien », peut-on lire sur une affiche, sur laquelle du sang est représenté. Le collectif accuse ainsi la marque d’être « le sponsor de l’Association israélienne de Football, dont des équipes dans les colonies de Cisjordanie ».

Ariel Goldmann, avocat et président du Fonds social juif unifié et de la Fondation du judaïsme français, et Philippe Meyer, président du B’nai B’rith France, ont dénoncé dès samedi soir dernier ces affiches, posées quelques heures plus tôt. Ils ont ainsi rappelé que le quartier dans lequel ont eu lieu ces poses était celui du terroriste Mohammed Merah, et demandé à ce que le collectif soit dissous. L’Organisation juive européenne (OJE) a elle aussi demandé la dissolution de l’association.

En réponse, l’entreprise JCDecaux France, propriétaire des espaces publicitaires vandalisés par le collectif, a confirmé que les affiches avaient été placées de façon illégale. « Il s’agit bien d’un acte de vandalisme et non d’une campagne autorisée. Nous avons prévenu nos équipes pour intervention », a écrit la société, qui a annoncé avoir déposé plainte.

Philippe Meyer a lui aussi rapporté mardi sur Twitter avoir déposé plainte auprès du procureur de la République. L’OJE et le BNVCA ont eux aussi déclaré leur volonté de faire de même.

De son côté, le Centre Simon Wiesenthal a exhorté Puma à réagir.

Shimon Samuels, directeur du Centre Simon Wiesenthal pour les relations internationales, a écrit une lettre à Björn Gulden, PDG de Puma.

« De telles manifestations de haine ont incité à la frénésie meurtrière djihadiste de Mohammed Merah, qui, en mars 2012, a assassiné un enseignant rabbin, ses deux fils et une fille de 8 ans, dans l’école juive Otzar Hatorah de Toulouse. L’auteur a affirmé que son acte brutal venait en ‘vengeance des frères et sœurs palestiniens’ », a écrit Samuels.

Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Jonathan, Gabriel et Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo ont été tués entre le 11 et le 19 mars 2012 par Mohamed Merah, à Montauban et Toulouse.

L’organisation a ainsi exhorté Puma « à prendre les mesures appropriées avec les autorités françaises contre cette diffamation de sang ».

« Rejoignez-nous également pour appeler à l’expulsion de l’Association palestinienne de football de la FIFA, au vu de ses stades, équipes et tournois dont les noms glorifient ceux des terroristes », a conclu Samuels.

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