Pour Erekat, l’enquête de la CPI est comparable au premier pas sur la lune
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Pour Erekat, l’enquête de la CPI est comparable au premier pas sur la lune

L'officiel de l'OLP a déclaré qu'il n'y a pas eu de paix parce qu'Israël n'a pas été tenu pour responsable de ses actes

Le négociateur Saeb Erekat, au sommet de la Ligue arabe au Caire, le 2 octobre 2011. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil, File)
Le négociateur Saeb Erekat, au sommet de la Ligue arabe au Caire, le 2 octobre 2011. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil, File)

Saeb Erekat, le secrétaire général du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a récemment comparé l’annonce de la Procureure en chef de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda de son intention de mener une enquête sur des crimes de guerre dans les Territoires palestiniens aux premiers pas de l’astronaute américain Neil Armstrong sur la lune.

Armstrong est devenu le premier homme à poser le pied sur la lune le 20 juillet 1969. Alors qu’il était sur la lune, il aurait prononcé ces paroles restées célèbres : « C’est un petit pas pour l’homme. Un bond de géant pour l’humanité ».

« Je crois que je peux comparer cette étape aux premiers pas de Neil Armstrong quand il a posé son pied sur la lune en 1969, a déclaré Erekat à Al-Jazeera la semaine dernière. Je ne veux pas exagérer en ce qui concerne ce sujet, mais l’incapacité d’obtenir la paix tout au long de ces années… provenait du fait que l’occupation israélienne des territoires n’a pas été remise en question ni tenue pour responsable ».

Bensouda a annoncé le 20 décembre qu’après une enquête préliminaire de cinq ans, elle avait trouvé « une base raisonnable » pour ouvrir une enquête sur ce qu’elle avait qualifié de « situation en Palestine ». Son enquête préliminaire examinait les crimes de guerre présumés commis par Israël, le groupe terroriste palestinien du Hamas et d’autres parties.

La procureure en chef de la Cour pénale internationale Fatou Bensouda s’exprime lors de la 18ème session de l’Assemblée des Etats membres de la CPI à la Haye, le 2 décembre 2019. (Crédit : Cour pénale internationale)

La procureure a cependant demandé aux juges de déterminer avant tout la juridiction territoriale de la CPI. Israël a fait valoir l’argument selon lequel la cour n’a pas de juridiction sur la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem est, en expliquant qu’il n’y a pas d’Etat palestinien qui aurait le pouvoir de transférer à la Haye la juridiction criminelle sur son territoire.

Israël n’est pas membre de la Cour, mais des officiels israéliens pourraient être soumis à des mandats d’arrêt international s’ils étaient inculpés. Les Palestiniens sont devenus membres de la Cour en 2015.

Dans ses commentaires de la semaine dernière, Erekat a affirmé que la « normalisation [arabe avec Israël] est un coup de poignard dans le dos [du peuple] palestinien et un manque de respect total du sang palestinien ».

« Tout changement dans l’Initiative de paix arabe ne sera pas acceptable pour nous », a-t-il déclaré.

L’Initiative de paix arabe appelle Israël à accepter une solution à deux Etats le long de la frontière de 1967 et à une solution « juste » au problème des réfugiés palestiniens, en échange d’une normalisation des liens avec les pays arabes et d’une déclaration que le conflit israélo-palestinien est terminé.

Ces dernières années, certains pays arabes, dont plusieurs pays du Golfe, ont fait preuve d’une plus grande ouverture à l’égard d’Israël en accueillant des officiels israéliens pour des visites. En octobre 2018, le sultan d’Oman Qaboos bin Said a accueilli le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Muscat.

La Jordanie et l’Egypte sont les seuls pays arabes à entretenir des relations diplomatiques officielles avec Israël.

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