Pour Herzog, la coalition est toujours au bord de l’effondrement
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Pour Herzog, la coalition est toujours au bord de l’effondrement

Le chef de l’opposition affirme que la gestion par Netanyahu de l’affaire de la réforme des médias dénote une “obsession maladive” ; il prédit des élections d’ici un an

Isaac Herzog, chef de l'opposition et député de l'Union sioniste, pendant la conférence de son parti Havoda à Tel Aviv, le 11 décembre 2016. (Crédit: Tomer Neuberg/Flash90)
Isaac Herzog, chef de l'opposition et député de l'Union sioniste, pendant la conférence de son parti Havoda à Tel Aviv, le 11 décembre 2016. (Crédit: Tomer Neuberg/Flash90)

Isaac Herzog, le chef de l’opposition, a prévenu samedi que la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu était toujours au bord de l’effondrement, et qu’un nouveau bloc centriste pourrait prendre sa place.

Pendant un évènement culturel à Beer Sheva, Herzog a déclaré que la récente stratégie de la corde raide de Netanyahu sur l’affaire du nouveau radiodiffuseur public avait fragilisé la coalition, et il a prédit que de nouvelles élections auraient lieu « d’ici un an ».

« J’estime que la réalité interne de la coalition en est au point de rupture, a déclaré Herzog. Il existe un manque de confiance fondamental envers le Premier ministre. »

Le chef de l’Union sioniste a déclaré que les 34 députés de son propre groupe parlementaire et de celui du parti Koulanou pourraient former la base d’une coalition alternative pour diriger le gouvernement.

Bien que Herzog ait appelé à plusieurs reprises à une telle coalition pour remplacer le gouvernement de Netanyahu, les autres partis politiques n’ont montré aucun intérêt à cette proposition, préférant le gouvernement actuel ou de nouvelles élections.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances, Moshe Kahlon à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, en août 2015. (Crédit : capture d'écran YouTube/IsraeliPM)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances, Moshe Kahlon à la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem, en août 2015. (Crédit : capture d’écran YouTube/IsraeliPM)

Deux jours avant les propos de Herzog, Netanyahu et le président de Koulanou, Moshe Kahlon, avaient résolu leur conflit sur le futur de la nouvelle corporation de radiodiffusion publique, qui aurait pu entraîner la dissolution du gouvernement et de nouvelles élections.

Le chef de l’opposition a ouvertement critiqué la gestion de Netanyahu de cette affaire très controversée, et samedi, il a déclaré que l’ingérence du Premier ministre dans la nouvelle Autorité de radiodiffusion était une « maladive obsession ».

« Je peux accepter beaucoup de choses, mais  ce que fait Netanyahu maintenant, est obsessionnel . »

Le mois dernier, Netanyahu avait menacé de convoquer des élections anticipées si la coalition refusait d’annuler une réforme qui aurait donné une plus grande indépendance éditoriale aux médias publics.

Herzog a également déclaré samedi qu’il demanderait des clarifications supplémentaires au procureur général Avichai Mandelblit et au ministère de la Justice sur la légalité des actions de Netanyahu dans cette affaire. Si sa demande reste sans réponse, il a ajouté qu’il se tournerait vers la Haute cour de Justice.

D’autres députés de l’opposition ont critiqué Netanyahu pendant le week-end.

Omer Bar-Lev, député de l'Union sioniste, sur le plateau de la chaîne anglophone i24, le 12 mars 2017. (Crédit : capture d'écran i24)
Omer Bar-Lev, député de l’Union sioniste, sur le plateau de la chaîne anglophone i24, le 12 mars 2017. (Crédit : capture d’écran i24)

Omer Bar-Lev, député de l’Union sioniste, a affirmé que Netanyahu avait « fermement poignardé Kahlon dans le dos », et qu’il avait utilisé la situation pour obtenir une meilleure perspective dans les enquêtes criminelles à son encontre.

La députée de Yesh Atid Yaël German a déclaré que les préoccupations de Netanyahu au sujet des médias publics signifiaient que les questions sociales importantes qui touchent des centaines de milliers d’Israéliens ne concernent pas un « gouvernement qui ne s’intéresse qu’à lui-même. »

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