Pour sa 20e édition, le festival de l’Oud associe ancien et contemporain
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Pour sa 20e édition, le festival de l’Oud associe ancien et contemporain

Des musiciens chevronnés et des novices, venus d'Orient et d'Occident, se produiront au cours de 13 représentations en 10 jours, du 21 au 30 novembre, à Jérusalem

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

L'artiste arménien Ara Dinkjian, fondateur du groupe Night Ark sera présent au festival de l'Oud à Jérusalem, le novembre 2019 (Crédit :  Alena Soboleva)
L'artiste arménien Ara Dinkjian, fondateur du groupe Night Ark sera présent au festival de l'Oud à Jérusalem, le novembre 2019 (Crédit : Alena Soboleva)

Le festival annuel de l’Oud marquera cette année son 20e anniversaire avec 13 représentations en 10 jours, du 21 au 30 novembre, à Jérusalem.

Les représentations rassembleront toutes sortes d’artistes, des musiciens expérimentés et des amateurs, venus d’Orient et d’Occident.

Le concert d’ouverture, qui aura lieu le jeudi 21 novembre, réunira le célèbre musicien turc Omar Farouk Tekbilek et le guitariste Brian Keane, qui accueilleront Zara, une actrice vocaliste turque d’origine kurde. Les deux hommes travaillent ensemble depuis 30 ans et ont enregistré sept albums.

Omar Farouk Tekbilek a travaillé avec les artistes israéliennes Ofra Haza et l’excellente Yasmin Levy, et Brian Keane a déjà joué aux côtés de Paco de Lucia et Bobby McFerrin.

La soirée de samedi sera animée par l’artiste arménien Ara Dinkjian du groupe Night Ark et la vocaliste turque Burcu Yildiz. C’est assez inhabituel pour un artiste turc de chanter de la musique arménienne, mais les deux musiciens ont des antécédents communs : Yildiz a co-réalisé le documentaire « Garod » sur le Dinkjian et son père, le musicien Onnik Dinkjian.

La musique d’Ara Dinkjian est également connue en Israël, notamment grâce au générique de la série « Hahamishia Hakamerit », dans les années 90 et la chanson « Ze Hazman Lisloah« .

Dimanche soir, c’est l’artiste yéménite Lea Avraham qui sera sur scène. Chanteuse et danseuse, elle est connue pour son travail au sein des troupes Inbal et Batsheva. Elle chantera ses plus grands succès avec ses amies, la vocaliste Esti Keinan-Ofri et la saxophoniste Abatte Barihun.

Le festival prendra des accents plus contemporains avec « Ethno-Digital », le dimanche 24 novembre, à HaMiffal avec Ittai Binnun, qui s’inspire des traditions musicales antiques et associe la musique hassidique, turque et africaine à des sonorités rock, jazz et la musique électro occidentale

Shahid Parvez, au sitar, et la vocaliste Parveen Sultana, considérés comme deux musiciens contemporains hors-pair en Inde, joueront le jeudi 28 novembre au théâtre de Jérusalem. La soprano Sultana chante depuis l’âge de 12 ans et a joué dans plusieurs films bollywoodiens.

Il y aura quelques évènements gratuits, notamment Oud Youth, des récitals par des joueurs d’oud solistes du conservatoire de musique Zeryab de Nazareth, le vendredi 29 novembre au restaurant Teenim, à la Confederation House.

Young Classics est un autre évènement gratuit, au cours duquel les élèves du département de musique orientale de l’Académie de musique et de danse de Jérusalem présenteront leurs travaux sur le répertoire arabe classique aux côtés de travaux originaux contemporains samedi soir 30 novembre, au foyer du théâtre de Jérusalem.

« Pour sa vingtième édition, le festival de l’oud reste fidèle à son concept artistique », a expliqué le directeur Effie Benaya. « Le festival donne une tribune à l’arabe classique et à la musique artistique, met en scène sa fascinante interaction avec la musique juive en Terre d’Israël et avec ses voisins. »

Le programme du festival est disponible ici. Le prix des billets varie de 80 à 250 shekels et peuvent être achetés sur le site Bimot.

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