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Pour un responsable iranien, l’Occident a utilisé des lézards comme espions

Hassan Firouzabadi est l'ancien chef de l'armée et conseille l'ayatollah Ali Khamenei

Hassan Firouzabadi, à gauche, avec Mahmoud Ahmadinejad en 2011. (Crédit : Capture d'écran Youtube)
Hassan Firouzabadi, à gauche, avec Mahmoud Ahmadinejad en 2011. (Crédit : Capture d'écran Youtube)

L’ancien chef d’état-major iranien a affirmé mardi que des Occidentaux avaient utilisé des lézards et des caméléons pouvant « attirer des ondes atomiques », en vue d’espionner l’Iran et son programme nucléaire.

Hassan Firouzabadi, qui est actuellement conseiller militaire pour le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, répondait à des questions de médias locaux sur les récentes arrestations d’écologistes dans le pays.

Indiquant ne pas connaître les détails sur ces interpellations, il a en revanche affirmé que l’Occident avait souvent utilisé des touristes, des scientifiques et des écologistes à des fins d’espionnage en Iran.

« Il y a plusieurs années, des personnes étaient venues en Iran pour collecter de l’aide pour la Palestine (…) Nous avons eu des doutes sur l’itinéraire qu’ils avaient choisi », a déclaré M. Firouzabadi à l’agence de presse Ilna liée aux réformateurs.

L’ayatollah Ali Khamenei, le 28 décembre 2017. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Nous avons trouvé en leur possession une variété d’espèces de reptiles du désert comme des lézards et des caméléons. Nous avons découvert que la peau de ces animaux attire des ondes atomiques et qu’ils agissaient comme des espions nucléaires qui cherchaient à localiser les mines d’uranium ainsi que les activités nucléaires » de l’Iran, a-t-il ajouté.

Ces propos interviennent après la mort en prison d’un universitaire et écologiste irano-canadien de renom et l’arrestation de plusieurs de ses collègues.

Kavous Seyed Emami, 63 ans, était le directeur de la Fondation pour la faune persane, qui œuvre à la protection des espèces menacées en Iran.

Il avait été arrêté le 24 janvier et sa famille a été informée vendredi de son « suicide » en prison.

Un responsable judiciaire a affirmé dimanche que M. Emami avait avoué des crimes liés à une enquête pour espionnage et que sept membres de sa fondation étaient en détention.

Des universitaires de premier plan en Iran ont écrit lundi au président Hassan Rouhani pour demander des explications sur le « suicide » présumé en prison de Seyed Emami, mettant en doute cette version des faits, alors que sa famille a réclamé une autopsie.

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