Près de 100 extrémistes de droite présumés emprisonnés, assignés ou interrogés
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Près de 100 extrémistes de droite présumés emprisonnés, assignés ou interrogés

Les chefs de sécurité avertissent du danger posé par le terrorisme juif ; leurs soutiens publient les noms des « arrêtés de Sion » sur Facebook et sollicitent des dons

Un suspect de l'attaque terroriste à Duma interviewé par la Deuxième chaîne (Crédit : capture d'écran Channel 2)
Un suspect de l'attaque terroriste à Duma interviewé par la Deuxième chaîne (Crédit : capture d'écran Channel 2)

Presque 100 extrémistes présumés de droite juifs orthodoxes sont actuellement soit interrogés par les services de sécurité du Shin Bet, soit font face à des actions en justice, soit sont en liberté surveillée, selon une liste mise à jour par un groupe en leur faveur sur Facebook.

La liste figure sur une page Facebook intitulée « Nous soutenons tous les arrêtés de Sion », qui sollicite des dons en leurs noms.

La liste, qui donne les prénoms des suspects mais pas leurs noms de famille, fait une prière pour les soutenir, appelant à la libération rapide des suspects et à permettre leur « règne ».

Les chefs de sécurité israéliens ont prévenu que des douzaines d’extrémistes de droite orthodoxes – qui seraient responsables d’une série de crimes de haine, y compris le meurtre d’une famille palestinienne dont la maison de Duma a été incendiée en juillet – cherchent à détruire l’Etat d’Israël et à le remplacer par une monarchie religieuse.

De telles inquiétudes sont dans les esprits depuis l’attaque aux bombes incendiaires d’une maison palestinienne en Cisjordanie, qui a tué Ali Dawabsha, 18 mois, et blessé ses parents Rihat et Saad si grièvement qu’ils ont plus tard succombé à leurs blessures.

La liste des "arrêtés de Sion" (Crédit : Facebook)
La liste des « arrêtés de Sion » (Crédit : Facebook)

Avi Dichter, ancien directeur du Shin Bet, a déclaré vendredi qu’une attaque plus tôt cette semaine dans une maison palestinienne à Ramallah aurait pu produire le même résultat fatal.

Carmi Gillon, qui dirigeait l’agence de sécurité quand Yitzhak Rabin a été assassiné par l’extrémiste juif Yigal Amir en 1995, a déclaré que la menace posée à Israël par le terrorisme « souterrain » des extrémistes de droite religieux avait atteint des niveaux sans précédent, et même pire qu’avant le meurtre de Rabin.

Gillon a averti que le terrorisme souterrain « vise à détruire l’Etat juif et démocratique d’Israël. »

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