Près du Jourdain, les chauves-souris ont remplacé les soldats israéliens
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Près du Jourdain, les chauves-souris ont remplacé les soldats israéliens

Dans la vallée du Jourdain, des postes militaires abandonnés abritent de nombreuses chauves-souris, dont certaines sont menacées au niveau mondial

  • Oren Naftali, garde forestier de la Direction de la Nature et des Parcs d'Israël en Cisjordanie, tient une chauve-souris, dans un avant-poste abandonné de l'armée israélienne, le 4 juillet 2019, près du Jourdain, en Cisjordanie. (MENAHEM KAHANA / AFP)
    Oren Naftali, garde forestier de la Direction de la Nature et des Parcs d'Israël en Cisjordanie, tient une chauve-souris, dans un avant-poste abandonné de l'armée israélienne, le 4 juillet 2019, près du Jourdain, en Cisjordanie. (MENAHEM KAHANA / AFP)
  • Des chauves-souris à l'intérieur d'un avant-poste abandonné de l'armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 7 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)
    Des chauves-souris à l'intérieur d'un avant-poste abandonné de l'armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 7 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)
  • Des chauves-souris à l'intérieur d'un avant-poste abandonné de l'armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 7 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)
    Des chauves-souris à l'intérieur d'un avant-poste abandonné de l'armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 7 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)
  • Une chauve-souris et son petit photographiés à l'intérieur d'un avant-poste abandonné de l'armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 4 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)
    Une chauve-souris et son petit photographiés à l'intérieur d'un avant-poste abandonné de l'armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 4 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)
  • Des chauves-souris à l'intérieur d'un avant-poste abandonné de l'armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 7 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)
    Des chauves-souris à l'intérieur d'un avant-poste abandonné de l'armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 7 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Dans un dédale de couloirs obscurs et déserts, près du fleuve du Jourdain, résonne un froufrou d’ailes. Perché sur une colline poussiéreuse, un ancien poste militaire israélien en territoire palestinien s’est transformé en un repaire de chauves-souris.

Israël a annexé cette partie de la Cisjordanie en 1967. Après la guerre des Six jours avec les pays arabes, l’Etat hébreu y avait construit plusieurs mini forteresses sur les collines dominant la frontière avec la Jordanie.

Depuis, ces postes militaires ont été abandonnés à la suite d’un accord de paix conclu avec le voisin jordanien en 1994.

Rapidement, des chauves-souris cherchant à se protéger du soleil ont pris place dans ces lieux sombres et désertés, avec l’aide de gardiens de parcs naturels et d’écologistes israéliens.

Des chauves-souris à l’intérieur d’un avant-poste abandonné de l’armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, le 7 juillet 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Israël et les Territoires palestiniens comptent 33 espèces de chauves-souris, quasiment toutes insectivores. Certaines de ces espèces sont menacées au niveau mondial, selon Amos Sabah, écologiste à l’Autorité israélienne de la nature et des parcs.

Dans cette zone proche du Jourdain, 12 d’entre elles ont été recensées. Mais les activités humaines, notamment la construction de routes ou d’habitations, a sévèrement affecté les grottes naturelles prisées par ces petits mammifères pour se reposer durant la journée.

Les défenseurs de la nature israéliens ont donc voulu « créer des espaces alternatifs » en favorisant leur installation dans les postes militaires délaissés, explique Shmulik Yedvab, directeur du département des mammifères de la Société pour la protection de la nature en Israël (SPNI).

Perchoirs et filins

Avec leurs murs et plafonds en métal ou béton lisse, ces structures militaires n’étaient guère accueillantes pour les chauves-souris désireuses de s’y accrocher. La SNPI, l’Autorité des parcs et l’armée y ont donc installé des perchoirs, posé des mousses et des filins pour faciliter leur séjour.

Désormais, certains postes militaires abandonnés accueillent jusqu’à des centaines de chauves-souris. Dans l’un d’entre eux, que des journalistes de l’AFP ont pu visiter entre la mer Morte et le lac de Tibériade, vivent une trentaine de petits rhinopomes, une espèce dotée d’une queue de souris.

Un avant-poste abandonné de l’armée israélienne près du Jourdain, en Cisjordanie, qui abrite des chauves-souris. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Les animaux fournissent des informations précieuses « sur la condition des insectes, qui constituent l’un des fondements importants du système écologique et de la végétation », souligne M. Sabah.

« Si la population (de chauves-souris) diminue, cela signifie que le système écologique n’est pas sain, quelque chose ne va pas ici », ajoute-t-il.

La plupart des mini forteresses se trouvent dans des zones militaires clôturées et inaccessibles au public. Les visites y sont rarement autorisées.

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