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Procédures contre plusieurs lieux de culte et associations islamistes en France

Gérald Darmanin a aussi confirmé qu'il allait demander en conseil des ministres la dissolution de la maison d'édition islamiste et antisémite Nawa

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin enlève son masque facial après avoir participé à la réunion hebdomadaire du cabinet à l'Elysée Présidentiel à Paris, le 15 septembre 2021. (Crédit : Thomas COEX / AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin enlève son masque facial après avoir participé à la réunion hebdomadaire du cabinet à l'Elysée Présidentiel à Paris, le 15 septembre 2021. (Crédit : Thomas COEX / AFP)

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé avoir enclenché des procédures pour fermer six lieux de culte et dissoudre plusieurs associations, tous soupçonnés de faire la propagande de l’islamisme radical, mardi soir dans un entretien au Figaro.

Soulignant qu’un tiers des 89 lieux de culte « soupçonnés d’être radicaux et répertoriés par les services de renseignement » ont été contrôlés depuis novembre 2020, M. Darmanin a indiqué que « des procédures (étaient) enclenchées pour en fermer six autres » dans la Sarthe, en Meurthe-et-Moselle, en Côte-d’Or, dans le Rhône ou le Gard.

Par ailleurs, la lutte contre le séparatisme islamiste « a été à l’origine de
24 000 contrôles menés tous azimuts et de 650 fermetures de lieux fréquentés par des fondamentalistes » depuis le début du quinquennat, avant la promulgation en août de la loi contre le « séparatisme ».

Gérald Darmanin a par ailleurs confirmé qu’il allait demander, mercredi en Conseil des ministres, la dissolution de la maison d’édition islamiste Nawa et de la Ligue de défense noire africaine.

Nawa, basée en Ariège, « incite à l’extermination des Juifs et légitime la lapidation des homosexuels », selon M. Darmanin.

La Ligue de défense noire, qui s’est fait connaître par une manifestation organisée contre les violences policières en juin 2020 devant l’ambassade des États-Unis à Paris, « appelle à la haine et à la discrimination », a poursuivi le ministre de l’Intérieur.

« Dans l’année qui vient, dix autres associations vont faire l’objet d’une procédure de dissolution, dont quatre dès le mois prochain », a-t-il également fait savoir.

Parmi elles, « une structure censée lutter contre ‘l’islamophobie’ dans le Rhône, une association salafiste dans l’Est, une autre qui verse dans le pseudo-humanitaire », a précisé M. Darmanin.

Le 24 septembre, le Conseil d’État avait validé la dissolution par le gouvernement du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et de Baraka City, intervenues fin 2020 après l’assassinat du professeur Samuel Paty par un jeune islamiste.

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs dit avoir demandé aux préfets d’interdire « toute conversion de titre de séjour d’un imam détaché » par un État étranger.

Enfin, le « contrat d’engagement républicain », prévu dans la loi « séparatisme » et qui conditionne l’octroi de subventions publiques aux associations au respect des valeurs républicaines, « entrera en vigueur en janvier 2022 », a indiqué M. Darmanin.

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