Pupponi : Beaucoup de juifs de Sarcelles reviennent
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Pupponi : Beaucoup de juifs de Sarcelles reviennent

Le 17e arrondissement de Paris attire des familles juives en quête de quartiers tranquilles, mais Sarcelles, quittée en masse par ses premiers immigrants, voit des Juifs revenir

François Pupponi, à Pierrefitte-sur-Seine, le 12 février 2015. (Crédit : Chris93/CC SA 4.0)
François Pupponi, à Pierrefitte-sur-Seine, le 12 février 2015. (Crédit : Chris93/CC SA 4.0)

Sarcelles reçoit « chaque mois, plusieurs dizaines de demandes de relogements » de familles juives selon François Pupponi, député du Val-d’Oise à Europe 1.

Face à la régularité des actes antisémites dans certains quartiers d’Île de France, on savait que des centaines de familles juives avaient choisi « l’alyah intérieure ». Mais le retour à Sarcelles, jadis surnommé la « petite Jérusalem », peut surprendre.

Frappée par l’attaque en 2012 d’une épicerie casher, de violentes émeutes en 2014 contre la synagogue, et par une agression au cutter présumée antisémite par le maire de la ville, Sarcelles garde malgré tout la réputation de havre pour les familles juives en quête de sécurité, mais qui n’ont pas les moyens de s’installer dans l’ouest parisien.

Selon le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNCVA), en dix ans, 60 000 Juifs d’Île-de-France ont quitté des banlieues problématiques pour des quartiers réputés plus tranquilles.

Ainsi le 17ème arrondissement de Paris a vu apparaître de très nombreux commerces juifs ces dernières années.

« Très souvent, dès qu’il y a un local de libre, explique à Europe 1 Murielle Gordon-Schor, adjointe au maire du 17ème arrondissement et vice-présidente du Consistoire israélite de France, il est pris par des restaurants cachers. Les soirs de Shabbat, les gens se promènent en kippa, ils ne se cachent pas, ils n’ont pas peur. La peur n’existe pas ici. »

A Sarcelles, la cohabitation paisible entre minorités, qui semblait avoir été mise à mal par ces nombreuses attaques, semble résister.

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