Quatre personnes inculpées pour extorsion et vandalisme
Selon l'acte d'accusation, les accusés auraient participé à un racket de protection et à un acte de vandalisme contre une station de pompage des eaux usées
Quatre hommes originaires du nord d’Israël, accusés d’avoir extorqué un chef d’entreprise par l’intermédiaire d’une société de sécurité privée, ont été inculpés mardi, a annoncé le bureau de la procureure générale.
Selon l’acte d’accusation déposé devant le tribunal de Haïfa, les accusés auraient participé à un racket de protection et à des actes de vandalisme contre une station de pompage des eaux usées, après que l’entrepreneur responsable de l’installation a rompu ses liens avec la société de sécurité Ayalon Security Services Ltd.
Cette société de sécurité appartient à l’un des accusés, Reda Rahal, 24 ans, originaire du village arabe de Rumat al-Heib. Pendant les deux années précédant l’effraction, l’entrepreneur versait à l’entreprise de Rahal une redevance mensuelle pour des services de sécurité.
Après que l’entrepreneur a rompu tout contact, au moins l’un des accusés, Odai Idris, résident de Tamra, aurait fait effraction sur le chantier et il aurait causé des dommages importants s’élevant à près de 1,5 million de shekels.
Craignant de nouvelles représailles, l’entrepreneur a recommencé à payer l’entreprise sous la contrainte en septembre dernier. Il a été extorqué de 50 000 shekels supplémentaires, qu’il a payés en versements mensuels. « Aucun service de sécurité n’a été fourni en réalité » pendant cette période, ont écrit les procureurs.
L’argent de la protection aurait été réparti entre les accusés jusqu’à leur arrestation le mois dernier. Les deux autres suspects, Walid Abu al-Hija et Mohammad Hassan, tous deux résidents de Tamra, sont impliqués dans le racket de protection, mais pas dans l’effraction.
Les procureurs ont ajouté une infraction supplémentaire à l’encontre d’Idris, qui aurait tenté d’extorquer de l’argent au propriétaire d’une chaîne de magasins d’alimentation du nord d’Israël. Lorsque ce dernier a refusé de payer, l’accusé a eu recours à la violence.
Les agresseurs ont tiré à cinq reprises sur différentes succursales de la franchise et ils ont lancé une grenade sur la maison du frère du propriétaire, ont déclaré les procureurs.
Au cours des deux derniers mois, certains entrepreneurs arabes ont tenté de lutter contre le racket et la criminalité violente en général en organisant des grèves générales. Le mois dernier, le propriétaire d’une chaîne de supermarchés à Sakhnin a déclenché une grève nationale dans la société arabe après avoir fermé ses magasins à la suite d’une fusillade dans l’une de ses succursales.
L’acte d’accusation a été prononcé alors que les homicides quasi quotidiens continuent de sévir au sein de la société arabe. Une grande partie de la violence observée ces dernières années est alimentée par le crime organisé, dans lequel le racket de protection joue un rôle majeur.








