Quel impact de la réforme fiscale aux USA sur les investissements en Israël ?
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Quel impact de la réforme fiscale aux USA sur les investissements en Israël ?

Le Premier ministre a demandé à une équipe de conseillers des recommandations dans les trente jours, a fait savoir Calcalist

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux de  Jérusalem, le 31 décembre 2017 (AFP PHOTO / POOL / GALI TIBBON)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de la réunion hebdomadaire du cabinet dans ses bureaux de Jérusalem, le 31 décembre 2017 (AFP PHOTO / POOL / GALI TIBBON)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu aurait demandé à de hauts-responsables de son bureau et du ministère des Finances d’étudier les implications de la réforme fiscale récemment adoptée par le président américain Donald Trump pour les entreprises israéliennes et américaines qui opèrent en Israël.

Il a donné pour instruction au chef du Conseil économique national, Avi Simhon, d’établir une équipe et de donner des recommandations dans les trente jours, a fait savoir le site financier en hébreu Calcalist.

Une porte-parole de Simhon a confirmé ces informations.

Netanyahu a demandé à l’équipe de lui présenter un certain nombre de scénarios au vu des inquiétudes soulevées par l’impact que les réformes fiscales adoptées aux Etats-Unis pourraient avoir sur les montants d’investissement des firmes américaines en Israël mais également sur l’éventualité que les entreprises israéliennes puissent préférer établir leurs affaires aux Etats-Unis plutôt qu’au sein de l’Etat juif pour bénéficier de taux fiscaux réduits, a indiqué le site.

Certains responsables gouvernementaux doutent du fait qu’il soit possible d’agir dans le cadre du budget 2019 qui devrait être adopté dans les prochains mois, même si d’autres ont indiqué que certaines initiatives fiscales en faveur des entreprises pourraient être mises en oeuvre si cela s’avérait nécessaire, a expliqué Calcalist.

Le professeur Avi Simhon, directeur du National Economic Council, lors de la conférence à l’IATI MNC Forum 2016 (Crédit : Nir Shmul)

La loi sur les réductions fiscales et l’emploi de Trump, qui a été adoptée le mois dernier, a pour objectif de remanier le code fiscal américain en abaissant le nombre de tranches de revenus personnels et en limitant une sélection de réductions d’impôts populaires.

Elle limite ainsi les déductions faites sur les intérêts des emprunts immobiliers lors de l’achat d’une nouvelle maison et elle permet aux dépenses d’investissement d’être déduites dès la première année.

Le projet de loi, qui a été vanté par Trump comme étant « un important et beau cadeau de Noël sous la forme d’une formidable réduction d’impôt qui sera la plus grande baisse de toute l’histoire de notre pays », réduit drastiquement l’impôt sur les sociétés qui passe de 35 % à 20 %. Ce taux sera effectif cette année.

La réforme fiscale rendra plus intéressant, pour les entreprises israéliennes, l’établissement de sociétés ou l’acquisition de firmes sur le marché américain, ont dit les avocats en fiscalité internationaux.

Le taux fiscal réduit pourrait également causer le départ des start-ups israéliennes vers les rives américaines, ce qui aurait un impact sur les revenus fiscaux au sein de l’Etat juif, ont averti les juristes.

Jusqu’à présent, le taux d’imposition aux Etats-Unis était supérieur à celui qui est mis en vigueur en Israël – un taux américain moyen de 35 % en comparaison avec le taux israélien de 25 %. Mais avec cette baisse américaine à 20 %, les incitations à ouvrir une entreprise aux Etats-Unis ont augmenté.

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