Israël en guerre - Jour 233

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Quelque 4 000 manifestants anti-Israël à Madrid

L'Espagne est à la manœuvre pour rallier d'autres capitales européennes à l'idée d'une reconnaissance d'un État palestinien

Des manifestants brandissant un drapeau israélien taché de peinture rouge lors d'une manifestation de soutien au peuple palestinien de la bande de Gaza, à Madrid, le 11 mai 2024. (Crédit : Pierre-Philippe Marcou/AFP)
Des manifestants brandissant un drapeau israélien taché de peinture rouge lors d'une manifestation de soutien au peuple palestinien de la bande de Gaza, à Madrid, le 11 mai 2024. (Crédit : Pierre-Philippe Marcou/AFP)

Plusieurs milliers de personnes, portant des pancartes et des banderoles en soutien aux Palestiniens, ont défilé samedi à Madrid pour demander un cessez-le-feu à Gaza et la rupture des relations entre l’Espagne et Israël.

La manifestation, qui a rassemblé quelque 4 000 personnes selon les autorités, avait été organisée à l’appel d’une trentaine d’organisations à l’approche du 76e anniversaire de la Nakba (la « catastrophe » en arabe) qui évoque pour les Palestiniens l’exode de 760 000 personnes lors de la Guerre d’Indépendance de l’Etat d’Israël en 1948.

Plusieurs manifestants portaient des pancartes dénonçant un « génocide » à Gaza et encourageant la « résistance [nom que se donnent les groupes terroristes islamistes anti-Israël] » du peuple palestinien.

« Ils ont obligé les gens à s’entasser dans le sud de la bande de Gaza […] et maintenant ils sont à nouveau déplacés d’un endroit à l’autre alors qu’il n’y a plus de lieu sûr », a dénoncé Jaldia Abubakra, une manifestante de 57 ans, en référence aux évacuations ordonnées par l’armée israélienne à Rafah.

Ces derniers jours, des étudiants espagnols ont organisé des campements pacifiques sur des campus à Madrid, Barcelone ou Valence, rejoignant le mouvement de mobilisation apparu dans plusieurs universités américaines et européennes.

La Conférence des recteurs espagnols a déclaré cette semaine qu’elle s’engageait à « réviser et, le cas échéant, suspendre », les accords de collaboration avec des universités et centres de recherche israéliens qui n’auraient pas « exprimé un engagement ferme envers la paix et le respect du droit international humanitaire ».

L’Espagne, considérée comme la voix européenne la plus critique vis-à-vis d’Israël, est à la manœuvre pour rallier d’autres capitales européennes à l’idée d’une reconnaissance d’un État palestinien.

Géographiquement proche du Maghreb, l’Espagne s’est tournée vers les pays arabes durant la dictature de Franco (1939-1975) afin de contourner son isolement en Occident – une diplomatie dite de « substitution » longtemps cultivée par Madrid, rappelle Juan Tovar, professeur à l’université de Burgos.

Ce n’est qu’en 1986, en outre, que le pays a établi des relations officielles avec Israël. La conséquence de tensions nées de l’opposition de l’Etat hébreu à l’entrée dans l’ONU de l’Espagne au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en raison de sa proximité avec l’Allemagne nazie, rappelle Isaías Barreñada, professeur à l’Université Complutense de Madrid.

Madrid est ensuite allé jusqu’à jouer les médiateurs, accueillant ainsi en 1991 une Conférence de paix, avec pour la première fois l’ensemble des parties arabes en conflit direct avec l’Etat hébreu: Palestiniens, Syriens, Jordaniens et Libanais.

Deux ans après cette conférence, les accords d’Oslo, à travers lesquels Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se reconnaissaient mutuellement, étaient signés à Washington.
Mais globalement, l’Espagne reste perçue par de nombreux acteurs comme pro-arabe.

L’Iran, qui ne reconnaît pas l’existence d’Israël, se considère avec le pouvoir en Syrie, le Hezbollah libanais, le mouvement palestinien Hamas, des groupes irakiens et les rebelles yéménites Houthis comme faisant partie de « l’axe de la résistance » face à Israël au Moyen-Orient.

Selon le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell, l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie prévoient de le faire de façon simultanée le 21 mai.

La guerre a éclaté lorsque des terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en prenant 252 otages de tous âges, en commettant de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle. 128 otages sont toujours captifs à Gaza, dont 36 seraient morts.

Israël a répondu à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire menée contre des Juifs depuis la Shoah par une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza visant à anéantir le Hamas, à mettre fin à son règne de seize ans à Gaza et à libérer tous les otages.

Plus de 34 900 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 13 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus d’un millier de terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

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