Ramallah rejette les attaques contre les civils après la fusillade de Tel Aviv
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Ramallah rejette les attaques contre les civils après la fusillade de Tel Aviv

Le bureau d'Abbas dit qu'il s’oppose à toutes ces « opérations... de tout parti » ; plus tôt, son groupe, le Fatah, a accusé 'l'occupation' israélienne d’être responsable de cette violence

Une ambulance sur les lieux de l'attaque terroriste du marché Sarona, le 8 juin 2016. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israel)
Une ambulance sur les lieux de l'attaque terroriste du marché Sarona, le 8 juin 2016. (Crédit : Judah Ari Gross/Times of Israel)

Le bureau du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a exprimé jeudi un rejet général de la violence contre les civils, même si il n’a pas nommé spécifiquement l’attaque terroriste meurtrière à Tel-Aviv qui a eu lieu un jour plus tôt.

« La présidence a rejeté à plusieurs reprises toutes les opérations contre les civils de tout parti, peu importe leur justification », exprimait une déclaration du bureau d’Abbas fournie au Times of Israel.

La présidence a souligné que « pour parvenir à une paix juste, tout le monde doit s’abstenir d’actes qui permettront d’accroître la tension et le recours à la violence ».

« La réalisation d’une paix juste, et la création d’un climat positif, sont ce qui conduira à la diminution de la tension et de la violence dans la région », ajoutait le communiqué.

Mercredi soir, un compte Twitter attribué au parti Fatah d’Abbas a publié une déclaration disant qu’Israël « récoltait ce qu’il avait semé en choisissant la violence contre le peuple palestinien ».

En avril, Abbas a publié une déclaration rejetant la violence après un bombardement de bus à Jérusalem qui avait blessé 21 personnes, mais a également indiqué qu’il ne pensait pas que ses paroles avaient beaucoup d’effet.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dans son bureau de Ramallah, en Cisjordanie, le 11 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / THOMAS COEX)
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dans son bureau de Ramallah, en Cisjordanie, le 11 avril 2016. (Crédit : AFP PHOTO / THOMAS COEX)

« Je suis contre ces attaques et je l’ai dit maintes et maintes fois ». Mais si un jeune Palestinien perd espoir, « alors il ou elle ne se soucie pas que je condamne ses actes », a déclaré Abbas au journal allemand Der Spiegel dans une interview en avril.

En mars, il a dit à un journaliste israélien qu’il était contre les attaques au couteau et soutenait uniquement la résistance palestinienne pacifique.

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