Réactions israéliennes au discours d’Abbas à l’ONU
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Réactions israéliennes au discours d’Abbas à l’ONU

Pour Liberman, Abbas veut créer un conflit avec son discours à l'ONU ; Bennett s'oppose à la création d'un État palestinien

Le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman (en haut) et celui de la formation HaBayit HaYehudi Naftali Bennett à la Knesset, le 11 mai 2015 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le chef du parti Yisrael Beytenu Avigdor Liberman (en haut) et celui de la formation HaBayit HaYehudi Naftali Bennett à la Knesset, le 11 mai 2015 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Le discours d’Abbas était comme le discours de ‘l’ours non non’ », a déclaré Avigdor Liberman tout de suite après le discours de Mahmoud Abbas à l’ONU, en référence au livre pour enfants qui parle d’un ours réticent à tout.

« C’était un inventaire de toutes les insultes et des déceptions depuis le jour de sa naissance. Au lieu de répondre à la main tendue par Israël et un accord américain, tout ce qui intéresse Abbas est de régler ses comptes, de transformer la région en conflit », a déclaré le ministre de la Défense.

« Nous sommes déterminés à contrer toute tentative visant à nuire à nos citoyens et nous ferons payer le prix cher à l’autre camp ».

Naftali Bennett, chef du parti HaBayit HaYehudi et ministre de l’Éducation, a répliqué au discours d’Abbas aux Nations unies dans lequel il rendait hommage aux terroristes et aux « martyrs ».

« Le discours de Mahmoud Abbas nous rappelle à tous un simple fait, a tweeté Bennett. Un peuple qui glorifie les meurtriers et un dirigeant qui finance les terroristes n’obtiendront jamais un État palestinien au cœur d’Israël ».

« Nous sommes là pour l’en empêcher », a-t-il ajouté.

Le président de Yesh Atid, Yair Lapid, dirige sa réunion hebdomadaire de faction à la Knesset, le 4 juin 2018. (Miriam Alster/Flash90)

Le président du parti Yesh Atid a, lui, déclaré que l’annonce surprise du président américain Donald Trump, soutenant la solution à deux États, est le résultat de la politique floue du Premier ministre Benjamin Netanyahu envers les Palestiniens.

« Le saut du président Trump entre la solution à deux États et la solution à un État n’est pas le résultat de l’ambiguïté américaine, mais du fait que personne – y compris notre meilleur ami à la Maison Blanche – ne comprend ce que le gouvernement Netanyahu veut. Renforcer l’Autorité palestinienne ou la renverser ? Unir la Cisjordanie et Gaza ou les séparer ? Annexer ou séparer Naplouse et Ramallah ? » a écrit Lapid dans un communiqué.

« Les Américains ne comprennent pas ce que les Israéliens savent, a-t-il poursuivi. Netanyahu veut faire passer le temps. D’un mois à l’autre, d’une année à l’autre. Pour lui, le seul critère de réussite est que rien ne change ».

Après le discours d’Abou Mazen [nom palestinien de Mahmoud Abbas] à l’Assemblée générale, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a déclaré : « Abou Mazen ne connaît qu’un seul mot ‘non’ – pas ‘négociations directes’, pas ‘Israël’, ni ‘Américains’. Il apporte des initiatives imaginaires à l’ONU, et des millions de dollars aux terroristes. Abou Mazen doit comprendre que s’il y aura des négociations, cela ne peut être que directement avec Israël, et pas à travers des discours à l’ONU. »

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