Retards et bus surchargés en raison d’une grève des chauffeurs d’Egged
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Retards et bus surchargés en raison d’une grève des chauffeurs d’Egged

Environ 1 800 personnes manifestent devant le ministère des Finances pour dénoncer ce qu’ils qualifient de conditions d’emploi défavorables

Des employés de la compagnie de bus israélienne Egged font grève devant le ministère des Finances à Jérusalem, le 2 octobre 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des employés de la compagnie de bus israélienne Egged font grève devant le ministère des Finances à Jérusalem, le 2 octobre 2016 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

D’importantes perturbations des services de bus en Israël ont été rapportées mercredi en raison d’une grève lancée par les chauffeurs de l’entreprise Egged.

Egged est la plus grande entreprise de transports de bus en Israël et couvre les réseaux routiers à la fois interurbains et urbains.

Ce sont environ 1 800 chauffeurs d’Egged qui se sont rassemblés à Jérusalem devant le ministère des Finances dans la matinée de mercredi pour protester contre ce qu’ils qualifient « des conditions d’emploi inappropriées ».

Les chauffeurs accusent les ministères des Finances et des Transports de chercher à modifier leur statut d’employés de l’entreprise qui passerait à celui de contractuels. Ils les accusent aussi de menacer de reporter les salaires de plus de 6 000 employés afin de les contraindre à venir s’asseoir à la table des négociations.

Le chef du syndicat Histadrout, Avi Nissenkorn, a déclaré la semaine dernière que les chauffeurs d’Egged organiseront une grève générale le 7 novembre si aucune solution n’est trouvée d’ici là. Le syndicat affirme que l’origine du problème est le refus gouvernemental du renouvellement des contrats des chauffeurs.

Nissenkorn a dit que “depuis des années, et particulièrement les dernières, ceux qui gouvernent cet état tentent d’assécher Egged et de transformer ses chauffeurs en agents contractuels”, selon la Dixième chaîne. Nissenkorn a ajouté que le conflit portant sur les contrats “ne nuit pas seulement au statut des chauffeurs mais également aux intérêts du public en général”.

Il a accusé le gouvernement de programmer des coupes dans des subventions qui “servent aux populations financièrement limitées” et de ne pas suffisamment investir dans les transports publics en Israël.

En réponse à la Dixième chaîne, où il était interrogé au sujet de la grève, le porte-parole d’Egged a expliqué : “Nous regrettons d’en être arrivés à une situation dans laquelle nos chauffeurs et nos employés professionnels et loyaux se trouvent dans l’obligation d’arrêter les transports publics en Israël.

Ce sont les ministères des Finances et des Transports qui portent la responsabilité du chaos et des encombrements qui touchent plus d’un million et demi de passagers, avec parmi eux des soldats, des enfants, des personnes âgées et des étudiants, qui n’ont aucun autre moyen de se rendre à destination ».

La radio israélienne a rapporté que des habitants de Jérusalem et de Tel Aviv se plaignaient de longues attentes et de bus surchargés en raison du mouvement de protestation.

Un porte-parole d’Egged a indiqué à la radio militaire que les ministères des Finances et des Transports retiennent 250 millions de NIS (65 millions de dollars) qui devraient revenir à Egged afin de créer des difficultés au sein de la compagnie, obligeant par conséquent les chauffeurs et les employés à signer un accord qui leur est défavorable en raison de la détresse financière de l’entreprise.

Guy Landsman, chauffeur à Egged, a expliqué à la radio militaire qu’ “aujourd’hui un chauffeur chez Egged travaille 12 heures par jour afin de gagner sa vie, et qu’il doit également travailler le vendredi et le jour su Shabbat, mais [qu’] ils ne veulent pas nous payer”.

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