« Réveillez moi de ce cauchemar », se lamente sa fille à l’enterrement d’une des victimes du Sarona
Des centaines de personnes sont venues alors qu'Ilana Naveh, l'une des quatre victimes israéliennes de l'attaque terroriste du marché alimentaire de tel Aviv, était enterrée
Des centaines de personnes se sont présentées vendredi après-midi au cimetière Yarkon de Petach Tikva pour les funérailles d’Ilana Naveh, l’une des quatre personnes tuées lors de l’attaque terroriste de mercredi à Tel Aviv.
« Je voulais croire que lorsqu’ils m’ont emmenée à l’hôpital tout irait bien, » a dit Shiran Naveh, l’une des quatre filles de Naveh, 39 ans, a rapporté le site internet de nouvelles Ynet.
« Ils m’ont dit au matin (que tu étais morte), mais cela ne m’a pas surprise, je savais déjà cette nuit. Je voulais qu’ils me réveillent de ce cauchemar, qu’ils me disent que cela n’avait pas vraiment eu lieu. Mais ce n’est pas un rêve, c’est réel. »
Elle continua : « donne moi la force de remplir tes immenses chaussures. Je promets de le faire de la meilleure façon possible. Veille sur nous, maman, nous t’aimons tant. »
Le député Moshe Gafni, qui avait officié lors de la cérémonie de mariage de Naveh, a également prononcé une oraison.
« Il y a dix-sept ans je me tenais avec toi sous la Chuppah (le dais nuptial d’un mariage juif), j’ai béni ton mariage, et qui aurait cru que je devrais te pleurer, » a-t-il dit.
L’enterrement de Naveh a eu lieu quelques heures après que la Haute Cour a rejeté dans la nuit une requête de police d’accomplir une autopsie sur le corps, autopsie à laquelle sa famille s’était opposée sur une base religieuse.
La police a donné l’argument qu’il n’était pas immédiatement clair si Naveh avait été tuée par les coups de feu durant l’attaque terroriste du Sarona, avec des échos médiatiques suggérant qu’elle était peut-être more d’une crise cardiaque sur place.
L’avocat de la famille a dit à la TV israélienne qu’ils voulaient hâter l’enterrement afin de permettre la période traditionnelle de Shiva d’avoir lieu. D’après la loi juive, les sept jours de deuil sont raccourcis en cas de fête juive majeure. Avec la fête de Shavouot tombant dimanche, la famille avait juste une journée pour vivre la période traditionnelle de deuil, et pressaient donc pour que les funérailles aient lieu dès que possible, a-t-il dit.