Rivlin dénonce l’adhésion des Palestiniens à Interpol
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Rivlin dénonce l’adhésion des Palestiniens à Interpol

Pour le président israélien, “cette décision va nuire à la capacité de lutte d'Interpol contre le terrorisme international”

Le président Reuven Rivlin, à Jérusalem, le 4 avril 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le président Reuven Rivlin, à Jérusalem, le 4 avril 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le président Reuven Rivlin a dénoncé mercredi la décision d’Interpol d’octroyer le statut d’état membre aux Palestiniens, expliquant que cela allait affaiblir les capacités de l’organisation internationale policière.

« Cette décision va nuire à la capacité de lutte d’Interpol contre le terrorisme international », a déclaré le président au cours d’une conférence téléphonique avec des responsables juifs américains, retranscrite par son cabinet.

« Il ne s’agit pas d’une décision basée sur une nécessité professionnelle. C’est une décision purement politique », a dit Reuven Rivlin aux membres de la Conférence des présidents des grandes organisations juives américaines.

« Il est très triste que les Palestiniens aient réussi à politiser une autre institution, dans le cadre de leur campagne pour saper les pourparlers de paix et délégitimer Israël », a ajouté Rivlin.

Le logo d'Interpol
Le logo d’Interpol

L’Autorité palestinienne, qui milite pour la création d’un Etat, est en quête de reconnaissance par les institutions internationales. Israël s’oppose systématiquement à ces tentatives et mène à cette fin une intense campagne diplomatique.

Mais les Palestiniens ont enregistré mercredi une nouvelle victoire diplomatique vers la reconnaissance de leur état, en obtenant le statut de membre à part entière d’Interpol, lors de l’assemblée générale de l’institution, réunie à Pékin.

Les Palestiniens disposent déjà d’un statut d’observateur à l’ONU depuis 2012 et ont rejoint la Cour pénale internationale et l’Unesco.

Interpol, basé à Lyon, permet des échanges d’informations entre les polices de près de 200 pays. L’institution publie également des « notices rouges », par lesquelles elle informe ses membres qu’un mandat d’arrêt a été délivré par un pays contre un individu.

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