Rivlin: Le silence honteux de dirigeants arabes apporte un soutien au terrorisme
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Rivlin: Le silence honteux de dirigeants arabes apporte un soutien au terrorisme

"C’est le test de votre leadership. Ne vous cachez pas. Ne parlez pas uniquement pendant les élections," avait déclaré de son côté le député arabe de Meretz, Issawi Frej

Le président Reuven Rivlin rencontre le parti Yesh Atid à la résidence du président à Jérusalem, le 5 avril 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le président Reuven Rivlin rencontre le parti Yesh Atid à la résidence du président à Jérusalem, le 5 avril 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

« Mes chers compatriotes israéliens, depuis dimanche, les organisations terroristes du Hamas et du Jihad islamique ont lancé une attaque méprisable et planifiée contre les villes d’Israël. Nous nous tenons aux côtés des familles endeuillées, les entourant de consolation en ce moment difficile et priant pour le rétablissement complet des blessés.

Mes chers amis, le spectacle du pogrom à Lod [à l’instar du maire Yair Revivo qui avait employé ce mot cette nuit après les émeutes dans sa ville] et les troubles à travers le pays par une foule arabe incitée et assoiffée de sang, blessant des personnes, endommageant des biens et attaquant même des espaces juifs sacrés est impardonnable.

Déchirer le drapeau israélien par des émeutiers arabes et le remplacer par le drapeau palestinien est une attaque brutale contre la coexistence dans l’État d’Israël. Le silence des dirigeants arabes face à ces troubles est honteux, il apporte un soutien au terrorisme et aux émeutes et encourage la rupture de la société dans laquelle nous vivons et dans laquelle nous continuerons à vivre une fois que tout cela sera passé.

Le gouvernement israélien doit poursuivre les émeutiers d’une main ferme, rétablir la sécurité et l’ordre tout en combattant le terrorisme de Gaza sans compromis. C’est le choix de notre vie – être prêts et armés, forts et déterminés, prêts à défendre notre foyer. Nous surmonterons cette épreuve et nous en sortirons pleins de confiance et de force. Ce pays nous appartient à tous, et plus que tout, nous devons être loyaux envers lui et ses lois.

Chers amis, soyez patients. Veuillez prêter une très grande attention aux instructions pour rester en sécurité et rassurer vos proches. Nos forces qui se battent en ce moment vaincront tous nos ennemis comme nous l’avons toujours fait. Nous serons tous un soutien pour eux. Soyez bénis, » a déclaré le président Reuven Rivlin dans une vidéo publiée mercredi par son bureau.

Lod, qui jouxte l’aéroport international Ben Gourion, est une ville entre Tel-Aviv et Jérusalem de 77 000 habitants, dont 47 000 juifs et 23 000 arabes israéliens. Des violences ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs villes mixtes et dans des localités arabes israéliennes, sur fond d’échange de tirs entre le mouvement terroriste islamiste palestinien du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, et l’armée israélienne.

Des Israéliens extraient des rouleaux de Torah d’une synagogue incendiée à Lod après une émeute d’Arabes israéliens, le 12 mai 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Au total, 270 personnes ont été arrêtées dans ces violences en Israël, a indiqué la police.

A Lod, le gouvernement a déployé dans la nuit des unités de la police des frontières basées en Cisjordanie occupée, alors que, d’après des médias israéliens, trois synagogues et plusieurs commerces ont été incendiés.

Lors d’une visite sur place, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui y a décrété l’état d’urgence, a promis de rétablir l’ordre.

Réagissant aux émeutes en cours dans les villes mixtes arabo-juives à travers Israël, le député du Meretz, Issawi Frej, avait déclaré cette nuit au radiodiffuseur public Kan, « quiconque se qualifie de personnalité publique dans la société arabe doit appeler au rétablissement du calme. »

« J’appelle Ahmad Tibi, Ayman Odeh et les maires arabes [de la Liste arabe unie] : c’est le test de votre leadership. Ne vous cachez pas. Ne parlez pas uniquement pendant les élections. C’est votre travail de sortir et d’influencer. »

Issawi Frej, député du Meretz, durant une réunion de la commission des Affaires économiques à la Knesset, à Jérusalem, le 12 juillet 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef du parti Raam, Mansour Abbas, avait ensuite appelé au calme et au rétablissement de l’ordre au milieu d’une vague de violentes manifestations dans les villes et villages arabes, en particulier dans les villes mixtes judéo-arabes de Lod et Ramle.

« Au milieu de l’explosion populaire de colère compréhensible, nous commençons à voir que les choses évoluent dans des directions très dangereuses, car des manifestations populaires pacifiques se sont transformées en affrontements directs qui menacent la vie et la sécurité de nos jeunes », avait dit Abbas. « Je vous demande à tous d’assumer vos responsabilités, d’agir avec sagesse, de respecter l’ordre public et la loi, et de préserver votre vie et celle de tous les citoyens sans exception. »

Le chef du parti Raam, Mansour Abbas, prend la parole lors d’une conférence de presse à Nazareth, le 1er avril 2021.(Crédit : David Cohen / Flash90)

Le parti Hadash, mené par Ayman Odeh, la plus grande faction de la Liste arabe unie, avait également appelé à la fin de la violence et au retour au calme.

« Nous soutenons les manifestations conjointes de Juifs et d’Arabes, contre l’occupation et l’attaque de Gaza, mais nous rejetons résolument les tentatives de lynchage, d’incendie des biens et des lieux de culte, et tout préjudice causé aux civils, aux Juifs et aux Arabes », a dit Hadash, qui s’est dit être fortement en désaccord avec la décision du gouvernement d’envoyer des forces de police des frontières israéliennes à Lod pour rétablir l’ordre dans la ville en difficulté.

« Nous rejetons l’introduction de forces frontalières, dont les tendances anti-arabes sont connues, à Lod. Cela ne peut que conduire à une escalade », a estimé Hadash.

Ayman Odeh et Ahmad Tibi de la Liste arabe unie font une déclaration après leur rencontre avec le chef de Yesh Atid, Yair Lapid, à Tel Aviv, le 1er avril 2021. (Capture d’écran)

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