Rivlin rappelle aux Juifs américains la nécessité de s’unir contre le racisme
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Rivlin rappelle aux Juifs américains la nécessité de s’unir contre le racisme

"L'antisémitisme et le racisme sont les deux facettes d'un même problème, et nous devons les combattre où qu'ils apparaissent", a déclaré le président israélien

Le président Reuven Rivlin et le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi en visioconférence avec des responsables juifs américains, à la résidence du président à Jérusalem, le 10 juin 2020. (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le président Reuven Rivlin et le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi en visioconférence avec des responsables juifs américains, à la résidence du président à Jérusalem, le 10 juin 2020. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le président Reuven Rivlin a tenu une vidéoconférence mercredi avec les dirigeants juifs américains, leur disant qu’Israël et la diaspora doivent s’unir contre l’antisémitisme et « toutes les formes de racisme ».

La réunion, à laquelle ont également participé le ministre des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, et la ministre des Affaires de la diaspora, Omer Yankelevich, s’est largement concentrée sur les défis auxquels sont confrontés les Juifs américains au milieu de la pandémie, les liens entre Israël et la diaspora et la nécessité de lutter contre la montée de l’antisémitisme.

Toutefois, Reuven Rivlin a également souligné la nécessité de lutter contre « toutes les formes de racisme », une référence apparente aux protestations de grande envergure qui ont balayé les États-Unis à la suite de l’assassinat de George Floyd.

« Nous devons être solidaires dans la lutte contre toutes les formes d’antisémitisme. Nous devons être solidaires dans la lutte contre toutes les formes de racisme », a encouragé M. Rivlin, selon une déclaration de son bureau. « L’antisémitisme et le racisme sont les deux facettes d’un même problème, et nous devons les combattre où qu’ils apparaissent ».

Les commentaires du président semblent être les premiers d’un haut fonctionnaire israélien exprimant sa solidarité avec les protestations. La grande majorité des groupes juifs américains ont déjà promis leur soutien et juré de lutter contre le « racisme systémique » aux États-Unis.

Kourtni Abner, à gauche, et Kimberly Johnson, à droite, participent à une veillée en l’honneur de George Floyd à Houston, le lundi 8 juin 2020. (AP Photo/Eric Gay)

Le chef de l’État a également exprimé la crainte que l’antisémitisme ne s’aggrave au cours de l’année à venir en raison de la pandémie, laquelle a entraîné une montée en flèche des théories de conspiration antisémites.

« Ce sont des jours où nous sommes tous confrontés aux défis du coronavirus et, plus que jamais, il est très important d’approfondir les liens entre nous. Il est temps pour nous d’être là les uns pour les autres », a-t-il souligné.

Depuis qu’il est devenu président en 2014, M. Rivlin a déclaré qu’il comprenait mieux le judaïsme américain « avec tous ses différents courants ».

Le président Reuven Rivlin et le ministre des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi en visioconférence avec des responsables juifs américains, à la résidence du président à Jérusalem, le 10 juin 2020. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Reuven Rivlin a appelé à la poursuite des efforts pour « construire de nouveaux ponts de compréhension » entre le pays et les Juifs américains, tout en remerciant la communauté juive américaine pour son soutien à Israël.

Parmi les participants américains figuraient William Daroff, directeur de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, Karen Teitelbaum, directrice du système de santé du Sinaï à Chicago, le rabbin Rick Jacobs, président de l’Union pour la réforme du judaïsme, Eric Fingerhut, directeur des Fédérations juives d’Amérique du Nord, le rabbin Yisroel Kahan, porte-parole de la communauté juive de Monsey, et le rabbin Sharon Brous de la CISA à Los Angeles.

S’exprimant à la résidence du président aux côtés de Reuven Rivlin, Gabi Ashkenazi a salué les Juifs de la diaspora comme une « pierre angulaire » de la diplomatie israélienne.

« Le sentiment d’obligation mutuelle entre l’État d’Israël et la communauté juive mondiale est une pierre angulaire de la diplomatie israélienne dans le monde entier et pour moi personnellement en tant que ministre des Affaires étrangères », a-t-il assuré.

Et d’ajouter : « Je salue les dirigeants de la communauté juive américaine pour leur leadership face à la pandémie de coronavirus. Nous partageons le même destin et nous devons travailler ensemble pour surmonter cette crise ».

La ministre des Affaires de la diaspora, Omer Yankelevich, s’est adressée aux participants de la visioconférence dans un message préenregistré. Son porte-parole a expliqué qu’elle ne pouvait pas y assister en raison de contraintes d’emploi du temps.

Citant les « défis inimaginables » rencontrés par de nombreuses communautés juives en raison du coronavirus, Omer Yankelevich a indiqué que la pandémie était une occasion de rapprocher les Juifs du monde entier.

« Il n’y a pas une seule communauté juive qui n’ait pas été touchée par les récents événements, et cela a agi comme un facteur d’unification », a-t-elle déclaré. « Ce pouvoir unificateur que nous avons utilisé en tant que Juifs en temps de crise ne doit pas s’évaporer et nous devons nous concentrer ensemble sur des choses que nous pouvons construire et créer ».

Gabi Ashkenazi et Omer Yankelevich, tous deux du parti Kakhol lavan, ont pris leurs fonctions le mois dernier. Cette dernière est la première femme ministre ultra-orthodoxe de l’histoire d’Israël.

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