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Ryad toujours ouvert à un accord de normalisation avec Israël – envoyé saoudien

L'envoyé de Ryad au Royaume-Uni, déclare à la BBC que des liens ne pourront être noués que si un État palestinien est créé, après que Blinken a dit qu'un "réel intérêt" subsiste

L'ambassadeur saoudien au Parlement britannique Khalid ben Bandar ben Sultan al-Saud marchant dans les Chambres du Parlement, à Londres, le 19 décembre 2019. (Crédit : Adrian Dennis/POOL/AFP)
L'ambassadeur saoudien au Parlement britannique Khalid ben Bandar ben Sultan al-Saud marchant dans les Chambres du Parlement, à Londres, le 19 décembre 2019. (Crédit : Adrian Dennis/POOL/AFP)

L’Arabie saoudite est toujours intéressée par la poursuite d’un accord de normalisation avec Israël après la fin de sa guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, a indiqué un envoyé du pays du Golfe mardi.

Le prince Khalid ben Bandar ben Sultan al-Saud, ambassadeur saoudien au Royaume-Uni, a déclaré à la BBC lors d’une interview radio que Ryad est toujours ouvert à l’établissement de liens avec l’État juif, tant que cela fait partie d’une solution globale à deux États.

« Absolument, il y a une volonté, une volonté depuis 1982 et avant », a affirmé Bandar au sujet de la conclusion d’un accord avec Israël.

« Nous y travaillons depuis longtemps, et nous sommes prêts à accepter Israël depuis longtemps, c’est une réalité avec laquelle nous devons vivre. Mais nous ne pouvons pas vivre avec Israël sans un État palestinien. »

Bandar a expliqué qu’avant le 7 octobre, « les discussions étaient en cours depuis un certain temps ».

« Je ne suis pas en mesure d’entrer dans les détails de ce qui a été discuté, mais c’était proche, il n’y avait pas de doute ».

Il a déclaré que pour Ryad, « la finalité n’incluait certainement rien de moins qu’un État indépendant de Palestine ».

« Et même si nous continuons à croire en une normalisation, même après le 7 octobre, celle-ci ne se fera pas au détriment du peuple palestinien. »

Israël et l’Arabie saoudite étaient, de l’avis général, sur le point de conclure un accord de normalisation historique juste avant l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas du 7 octobre, au cours duquel des milliers de terroristes ont pris d’assaut la frontière et assassiné 1 200 personnes en Israël, et en ont pris plus de 240 autres en otage.

En réponse à cette attaque, la plus meurtrière de l’histoire du pays et la pire contre des Juifs depuis la Shoah, Israël a juré d’anéantir le Hamas et de mettre fin à son règne de 16 ans, et a lancé une opération aérienne suivie d’une incursion terrestre dans la bande de Gaza, qui a commencé le 27 octobre.

Plus de 23 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 8 500 terroristes du Hamas à Gaza, en plus des 1 000 autres qui se trouvaient à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

Interrogé sur la possibilité que le Hamas fasse partie d’un futur État palestinien, Bandar s’est largement défilé, déclarant « qu’il y a toujours de la place pour le changement si l’on est optimiste et si l’on a de l’espoir, mais lorsqu’il y a un conflit, la première chose à reconnaître, c’est que les deux parties ont perdu. Et lorsque les deux parties ont perdu, elles sont alors prêtes à faire des compromis. Et s’il n’y a pas de compromis, il n’y a pas de solution ».

Il a critiqué la « vision extrêmement absolutiste » qui, selon lui, a longtemps caractérisé le conflit, et a ajouté que dans la Gaza d’après-guerre, l’AP doit jouer un rôle – ce que le gouvernement israélien a rejeté – mais « il est presque certain qu’il faudra une implication internationale » pour stabiliser la bande.

« Et il ne fait aucun doute que cela ne peut se faire sans l’aval des Israéliens, donc le grand point d’arrêt à tout cela est Israël, pas tous les autres. »

Les observations de Bandar sont survenues au lendemain d’une rencontre entre le secrétaire d’État américain Antony Blinken et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans la ville saoudienne d’al-Ula, où les deux personnalités ont semblé indiquer que des pourparlers de normalisation étaient encore possibles.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken rencontrant le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, lors de son voyage d’une semaine visant à apaiser les tensions à travers le Moyen-Orient, à al-Ula, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, le 8 janvier 2024. (Crédit : Evelyn Hockstein/POOL/AFP)

« Il y a un réel intérêt dans la région à poursuivre cela, mais il faudra que le conflit prenne fin à Gaza et il faudra aussi clairement qu’il y ait une voie concrète vers un État palestinien », a indiqué Blinken à la presse avant de quitter le royaume pour Israël.

Le prince héritier saoudien, dirigeant de facto du royaume, a souligné l’importance de mettre fin aux hostilités à Gaza et d’ouvrir la voie à la paix, a rapporté l’agence de presse saoudienne SPA. Selon cette dernière, le ben Salmane a souligné la nécessité de rétablir la stabilité et de garantir au peuple palestinien l’exercice de ses droits légitimes.

Selon un reportage non sourcé de la Douzième chaîne, Washington soutient l’initiative de paix arabe que l’Arabie saoudite avait parrainée il y a plus de 20 ans comme cadre possible pour mettre fin à la guerre contre le Hamas à Gaza, ce qui renforce le discours de l’administration Biden sur l’État palestinien.

L’initiative de 2002 propose à Israël des liens normalisés avec l’ensemble du monde arabe une fois qu’il aura trouvé une solution à son conflit avec les Palestiniens, fondée sur la coexistence de deux États.

Blinken se trouve actuellement en Israël pour la troisième étape d’une tournée au Proche-Orient visant à éviter une conflagration plus importante dans la région, alors que les combats avec le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah à la frontière nord d’Israël s’intensifient.

Lors de sa rencontre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu mardi, Blinken a souligné l’importance d’éviter de nouveaux préjudices aux civils et de protéger les infrastructures civiles à Gaza, selon le Département d’État.

Reuters et l’équipe du Times of Israel ont contribué à cet article.

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