Sde Teiman : Barkat s’engage à financer le procès contre Tomer-Yerushalmi et Peleg
Plusieurs réservistes intentent un procès contre l'ex-procureure générale militaire et le correspondant de N12, entre autres, pour la diffusion d'images du centre de détention

Le ministre de l’Économie, Nir Barkat, a annoncé jeudi qu’il financerait un procès intenté par plusieurs réservistes de l’armée israélienne contre l’ancienne procureure générale militaire, Yifat Tomer-Yerushalmi, le journaliste Guy Peleg et d’autres personnes pour la diffusion d’images divulguées provenant du centre de détention de Sde Teiman, l’an dernier, montrant des soldats en train de maltraiter un suspect palestinien de terrorisme.
S’adressant à la radio Galei Israel, Barkat, qui a récemment déclaré à la Quatorzième chaîne qu’il allait intenter un procès de 12 millions de shekels contre la chaîne N12 pour un reportage sur ses prétendus conflits d’intérêts, a indiqué qu’il avait créé un fonds juridique de 2 millions de shekels et qu’il « fournirait également une assistance juridique à ceux qui souhaitent les poursuivre en justice ».
Dans un message publié par la suite sur le réseau social X, Barkat a déclaré qu’il consacrerait une partie de cet argent au procès intenté par des réservistes et qu’il était « temps de mettre fin aux intimidations de la part de cette chaîne en déclin et remplie de haine ».
Selon le quotidien Maariv, quatre soldats ont intenté mardi un procès d’un montant de 5 millions de shekels contre Peleg et N12, Tomer-Yerushalmi, la procureure générale, Gali Baharav-Miara et la chaîne publique Kan pour « les dommages qu’ils ont subis à la suite de la publication de la vidéo relative à l’affaire Sde Teiman ».
L’an dernier, Peleg, correspondant juridique de la chaîne N12, avait diffusé une vidéo divulguée montrant les abus présumés d’un prisonnier palestinien incarcéré à Sde Teiman pour atteinte à la sécurité, qu’il avait reçue de Tomer-Yerushalmi – contre lequel il existe suffisamment de preuves pour engager des poursuites, selon la police. La police n’aurait trouvé aucune preuve indiquant que Baharav-Miara avait connaissance de cette fuite ou était impliquée.
Cette semaine, le ministre de l’Éducation, Yoav Kisch, et le ministre de la Justice, Yariv Levin, ont tous deux déclaré qu’ils n’accorderaient pas d’interview à N12, Levin appelant la chaîne à présenter des excuses aux soldats accusés de fautes professionnelles à Sde Teiman.







