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Selon l’AP, Israël mène des « expériences de laboratoire » sur des corps palestiniens

Le ministère des Affaires étrangères est horrifié par cette affirmation fausse et diffamatoire ; selon lui, les propos de Shtayyeh encouragent à faire couler le sang des Israéliens

Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, arrivant au sommet climatique de l'ONU COP26 à Glasgow, le 1er novembre 2021. (Crédit : Phil Noble / POOL / AFP)
Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, arrivant au sommet climatique de l'ONU COP26 à Glasgow, le 1er novembre 2021. (Crédit : Phil Noble / POOL / AFP)

Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammad Shtayyeh, a affirmé cette semaine qu’Israël faisait des expériences sur les cadavres de terroristes palestiniens présumés, une accusation démentie avec véhémence par le ministère israélien des Affaires étrangères jeudi.

Israël détient les corps de certains Palestiniens tués par des soldats israéliens alors qu’ils commettaient des actes de terrorisme. Cette politique est controversée au sein de l’establishment de la Défense et a fait l’objet de plusieurs recours devant la Haute Cour de justice.

« Nous avons appris qu’Israël utilisait ces cadavres dans les laboratoires des écoles de médecine des universités israéliennes. Il s’agit d’une attaque éhontée contre les droits de l’homme et l’éthique scientifique », a déclaré Shtayyeh, sans fournir aucune preuve de cette accusation.

Dans une déclaration, le ministère israélien des Affaires étrangères a démenti la revendication palestinienne et a critiqué l’AP pour son incitation à la violence.

« Le ministère des Affaires étrangères a exprimé son horreur face à ces remarques diffamatoires, qui constituent une nouvelle expression de l’incitation permanente de l’Autorité palestinienne contre Israël. Cette incitation encourage l’effusion de sang des civils israéliens », a déclaré le ministère dans un communiqué.

Les autorités israéliennes ont pour politique de conserver les corps des personnes abattues alors qu’elles commettaient des actes de terrorisme violents ou qu’elles tentaient de le faire.

Dans une déclaration annonçant cette politique en septembre 2020, le ministre de la Défense, Benny Gantz a déclaré qu’elle faisait partie d’un « vaste dispositif de dissuasion ».

La Haute Cour de justice avait jugé que la dissuasion n’était pas une raison légitime pour retenir les corps des terroristes. En 2019, la présidente de la Cour suprême, Esther Hayut, a jugé que la législation actuelle permettait seulement au gouvernement de retenir les corps comme monnaie d’échange pour des négociations avec les terroristes du Hamas contre ses captifs israéliens.

Mais une décision de la Haute Cour de justice fin 2021 a semblé s’en remettre au jugement de l’establishment de la sécurité. « Il n’y a pas d’erreur qui justifie une intervention judiciaire », a écrit le juge, Neal Hendel, à l’intention de la majorité, dans l’une de ces affaires.

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