Selon les Palestiniens, la demande américaine de cesser les paiements aux terroristes n’est pas un pré-requis aux négociations
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Selon les Palestiniens, la demande américaine de cesser les paiements aux terroristes n’est pas un pré-requis aux négociations

Al-Hayat annonce que l’AP aurait appris que Trump n’était pas encore certain de faire avancer son initiative de paix ; les Etats-Unis auraient déploré qu’Abbas ne condamne pas l’attentat de la porte de Damas et refuse de rencontrer David Friedman

Des Palestiniens célèbrent la fin de la grève de la faim des prisonniers sécuritaires à Ramallah, en Cisjordanie, le 27 mai 2017. (Crédit : Flash90)
Des Palestiniens célèbrent la fin de la grève de la faim des prisonniers sécuritaires à Ramallah, en Cisjordanie, le 27 mai 2017. (Crédit : Flash90)

Des responsables palestiniens auraient déclaré que même si les Etats-Unis font pression sur Ramallah pour mettre fin aux paiements, cette demande n’était pas une condition préliminaire à la reprise des négociations de paix avec Israël.

Même si les Palestiniens ont catégoriquement rejeté la demande américaine, cela ne doit pas être un obstacle aux négociations attendues, ont indiqué samedi des responsables anonymes à la radio publique israélienne.

Ces propos ont été tenus alors que des rumeurs de tensions croissantes entre l’administration américaine et les dirigeants américains vont bon train, et d’affirmations palestiniennes non confirmées que Jared Kushner, envoyé spécial du président américain Donald Trump, a prévenu les Palestiniens que Trump pourrait se désintéresser de son initiative de paix s’il juge que les Palestiniens ne sont pas sérieux dans leur volonté de progrès.

Kushner a sous-entendu au président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas que le président américain pourrait ne pas poursuivre les négociations de paix dans de telles circonstances, a indiqué le quotidien pan-arabique londonien al-Hayat.

Selon le journal arabe, largement cité vendredi et samedi par les médias israéliens, la rencontre de mercredi entre Abbas et Kushner aurait enragé le dirigeant palestinien, parce que les Américains auraient, selon lui, adopté la position israélienne sur de nombreux sujets, et qu’il refuse d’accepter une demande américaine pour réduire les paiements versés à 600 terroristes condamnés à la prison à vie et à leurs familles.

Jared Kushner, conseiller du président américain Donald Trump, avec Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, à Ramallah, le 21 juin 2017. (Crédit : bureau de presse de l'AP)
Jared Kushner, conseiller du président américain Donald Trump, avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, à Ramallah, le 21 juin 2017. (Crédit : bureau de presse de l’AP)

La radio publique israélienne a déclaré que les responsables palestiniens attendaient que l’équipe américaine formule dans les six semaines un cadre de reprise des négociations, suspendues depuis des années.

Al-Hayat a cependant annoncé samedi que Kushner avait dit à Abbas que Trump ne prendrait la décision d’avancer ou non sur son initiative de paix après avoir été informé du déroulement de la visite de Kushner.

Le journal, qui cite des responsables palestiniens présents pendant les réunions, a annoncé que Kushner et Jason Greenblatt, envoyé américain, avaient également critiqué l’AP et son président, qui n’a pas condamné l’attaque terroriste du 16 juin à la porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, qui a coûté la vie à Hadas Malka, garde-frontière.

Les deux envoyés américains ont rendu visite à la famille de Malka.

Kushner et Greenblatt ont également déploré qu’Abbas refuse de rencontrer l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, a indiqué al-Hayat. Friedman est connu pour son soutien passé aux implantations israéliennes, et a dirigé une organisation qui a levé des millions de dollars pour l’implantation de Beit El.

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