Israël en guerre - Jour 230

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Selon Netanyahu, les tensions perçues avec les US compliquent la libération des otages

14 000 terroristes ont été tués à Gaza et 16 000 civils, selon le Premier ministre, qui affirme que la guerre pourrait prendre fin demain si le Hamas se rendait et libérait les otages

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu interviewé dans l'émission en Prime-Time du Dr. Phil sur le média Merit Street, depuis Jérusalem, le 9 mai 2024. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu interviewé dans l'émission en Prime-Time du Dr. Phil sur le média Merit Street, depuis Jérusalem, le 9 mai 2024. (Crédit : Capture d'écran/YouTube)

L’impression de tension dans les relations entre les États-Unis et Israël rend plus difficile la conclusion d’un accord pour la libération des otages avec le groupe terroriste palestinien du Hamas, a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un épisode du podcast diffusé dimanche soir.

« Cette perception n’aide certainement pas à la libération des otages, ni à la stabilisation du Moyen-Orient », a-t-il déclaré au micro de Dan Senor dans le podcast Call Me Back. « Elle donne du courage à l’Iran et à ses hommes de main. Mais cela signifie que nous devons exercer une pression encore plus forte. »

Le président américain Joe Biden a déclaré la semaine dernière qu’il avait cessé d’envoyer à Israël certaines munitions susceptibles d’être utilisées pour une opération au cœur de Rafah. Les troupes israéliennes étendent leur incursion limitée dans la zone frontalière sud de Gaza.

La semaine dernière, le Hamas a présenté sa propre proposition de trêve et d’accord pour les otages, alors que les troupes israéliennes commençaient à se diriger vers Rafah. Jérusalem a rejeté cette offre, estimant qu’elle ne répondait pas à ses principales exigences, et les pourparlers sont au point mort depuis.

Le Premier ministre a insisté sur le fait qu’il était « absurde » de dire qu’il n’avait pas donné la priorité aux négociations sur les otages.

« Cette accusation est malveillante. Elle est fausse », a-t-il affirmé.

Netanyahu a promis que les pressions exercées par ses alliés ne l’empêcheraient pas d’atteindre les objectifs de guerre d’Israël.

« Que faire lorsque l’on est confronté à une telle pression internationale ? », a demandé rhétoriquement Netanyahu. « Je peux dire que dans l’histoire d’Israël, lorsque les dirigeants ont été confrontés à ce type de pression, ils ont fait ce qu’ils avaient à faire. »

Dan Senor, co-auteur de « The Genius of Israël ». (Crédit : Dor Malka)

Réitérant une position qu’il a exprimée à plusieurs reprises ces derniers jours, Netanyahu a déclaré qu’il appréciait profondément le soutien qu’Israël a reçu de Biden – « mais si nous devons rester seuls, nous le ferons parce que je suis le Premier ministre d’Israël, le seul et unique État juif, et nous ne nous laisserons pas abattre ».

Israël « se battra, si nécessaire, avec ses ongles », a-t-il déclaré, un message qu’il a transmis à Biden lors de leur dernier appel téléphonique.

Selon Netanyahu, le sort du monde libre dépend de la direction que prendra l’Amérique – que les manifestants anti-Israël influencent la politique américaine ou que Washington se range du côté d’Israël.

Netanyahu a déclaré que la position mondiale de l’Amérique était mise à l’épreuve par les attaques contre Israël. « Ces foules, dans les universités américaines, brûlent le drapeau israélien et le drapeau américain. Elles scandent ‘Mort à Israël, mort à l’Amérique’. Nous menons donc une bataille commune, une bataille entre la civilisation et la barbarie. »

Des drapeaux palestiniens confisqués à des manifestants qui quittent la cérémonie de remise des diplômes de l’université de Chapel Hill, au stade Kenan de Chapel Hill, en Caroline du Nord, le 11 mai 2024. (Crédit : Ethan Hyman/AP)

« Où va l’Amérique ? », a-t-il demandé. « Succombe-t-elle à cette folie, à cette ochlocratie dans ces campus, à cet antisémitisme flagrant qui balaie le monde ? »

« Le sort du monde dépend de la direction que prendra l’Amérique », a souligné Netanyahu. « Je pense que pour le bien de l’humanité, pour le bien de notre avenir commun, de nos valeurs communes, de notre civilisation, il est très important que l’Amérique conserve sa position dominante en tant que puissance mondiale suprême. »

En ce qui concerne les combats à Gaza, Netanyahu a déclaré que le ratio entre les terroristes du Hamas et les civils gazaouis tués était d’environ un pour un.

« Quatorze mille terroristes ont été tués, et probablement environ seize mille civils ont été tués », a-t-il indiqué à Senor.

Des soldats de la 401e Brigade du Corps Blindé Mécanisé en opération dans l’est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, sur une photo publiée le 13 mai 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Plus de 35 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 13 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus d’un millier de terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

Selon lui, la condamnation de la conduite de la guerre par Israël est incompatible avec le soutien au droit d’Israël de poursuivre le Hamas : « Vous ne pouvez pas dire que vous soutenez le droit d’Israël à se défendre et ensuite le condamner lorsqu’il cherche à exercer ce droit. »

Netanyahu a affirmé qu’Israël restera longtemps à Gaza pour empêcher le groupe terroriste palestinien du Hamas de s’y reconstituer.

« Il n’est pas nécessaire de la réoccuper. Il suffit de la démilitariser activement. Et vous savez, les distances sont si petites. Vous entrez, vous sortez. Ou vous restez là où vous devez être. »

Des Gazaouis transportant des sacs de céréales sur un chariot, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 4 mars 2024. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

L’étape suivante consiste à trouver une autre administration civile à Gaza et Netanyahu espère qu’elle sera composée d’habitants non affiliés au Hamas, avec le soutien des États arabes.

Mais rien de tout cela ne se produira, selon Netanyahu, tant que le Hamas ne sera pas vaincu.

« Personne ne viendra tant qu’il ne saura pas que le Hamas a été détruit ou que cela se produira sous peu. Et c’est une certitude. En effet, s’ils pensent que le Hamas va émerger des décombres et reprendre Gaza, ils ne se suicideront pas. »

Netanyahu a été critiqué pour son manque de volonté à formuler et à proposer un plan clair pour un gouvernement alternatif au Hamas dans la bande de Gaza.

Le Président américain Joe Biden s’adressant à CNN, le 8 mai 2024. (Crédit : Capture d’écran/CNN ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Selon lui, une fois le Hamas éliminé, de nouvelles opportunités se présenteront, notamment l’élargissement des Accords d’Abraham. Les partenaires arabes actuels et potentiels d’Israël ont critiqué publiquement la guerre contre le Hamas, bien que les responsables israéliens affirment qu’ils ont davantage soutenu l’effort en coulisses.

« Ce n’est pas lorsque tous les terroristes du Hamas disparaîtront, mais lorsque nous les aurons vaincus, que nous aurons détruit leurs bataillons organisés et que nous aurons nettoyé les endroits restants, ce qui prendra un certain temps, mais nous pouvons y arriver », a-t-il promis.

« Cela prendra du temps, mais nous pouvons y arriver », a-t-il assuré. « Nous sommes, en fait, très près du but. Nous sommes sur le point de détruire les derniers bataillons du Hamas. »

Quatre bataillons du Hamas demeurent intacts à Rafah, en plus de deux bataillons dans le centre de la bande de Gaza.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry participant à une table ronde lors de la réunion spéciale du Forum économique mondial, à Ryad, le 29 avril 2024. (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

Netanyahu a indiqué qu’Israël était ouvert à l’exil des dirigeants du Hamas après leur reddition. « Cette guerre pourrait être terminée demain. Si le Hamas dépose les armes, se rend, rend les otages, la guerre est terminée », a rappelé Netanyahu. « C’est à eux de décider. »

« L’idée de l’exil existe. Nous pouvons toujours en discuter. Mais je pense que la chose la plus importante est la reddition », a-t-il ajouté.

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