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L’accord maritime Israël-Liban sera probablement reporté – diplomate européen

Les États-Unis ont déclaré que les pourparlers entre Israël et le Liban sont à un "stade critique" et espèrent qu'un accord sera tout de même conclu

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Un bateau lance-missiles israélien de classe 4.5 Saar surveillant le navire flottant de production, de stockage et de déchargement Energean sur le champ gazier de Karish, le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)
Un bateau lance-missiles israélien de classe 4.5 Saar surveillant le navire flottant de production, de stockage et de déchargement Energean sur le champ gazier de Karish, le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Un accord sur la fixation de la frontière maritime entre Israël et le Liban a peu de chances de se concrétiser rapidement mais n’est en aucun cas retiré de la table, a déclaré jeudi un diplomate européen au Times of Israel, alors que des désaccords sont apparus entre les parties sur la dernière proposition d’accord.

« C’est certainement un coup dur pour une clôture rapide de la négociation, mais nous ne pensons pas que cela marque sa mort… pour le moment », a déclaré le diplomate, peu après que le Premier ministre Yair Lapid a rejeté les modifications demandées par le Liban à l’accord sur la frontière maritime proposé par les États-Unis.

« Les deux parties ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente au cours des dernières semaines, et il serait dommage d’assister à l’échec des négociations compte tenu de leurs récents progrès », a ajouté le diplomate.

Un responsable israélien a toutefois minimisé l’ampleur du désaccord, affirmant que l’accord pourrait encore être conclu prochainement.

Dans le même temps, un négociateur libanais de premier plan a déclaré que les négociations étaient à un stade décisif.

Le vice-président du Parlement, Elias Bou Saab, a déclaré à l’agence de presse Reuters que l’accord « est conclu à 90 %, mais en fonction des 10 % restants, ça passera ou ça cassera », ajoutant que les négociations menées sous l’égide des États-Unis se poursuivaient.

Il y a quelques jours à peine, les responsables israéliens parlaient de l’accord comme s’il était déjà acquis. Mais ses chances semblent désormais s’amenuiser.

Contredisant les affirmations précédentes des responsables occidentaux selon lesquelles les objections du Liban étaient mineures, un haut responsable israélien a qualifié les demandes de Beyrouth de « conséquentes ».

Lapid a également souligné qu’il ne ferait aucun compromis sur les intérêts économiques et sécuritaires d’Israël, même si cela signifiait qu’il n’y aurait pas d’accord à court terme, a rapporté le fonctionnaire.

La Maison Blanche a, par ailleurs, déclaré jeudi que les pourparlers entre Israël et le Liban sur un accord concernant la frontière maritime ont atteint un « stade critique » et que l’envoyé américain Amos Hochstein reste en contact étroit avec les deux parties.

Le conseiller principal des États-Unis pour la sécurité énergétique, Amos Hochstein, en réunion avec le ministre intérimaire de l’Énergie du Liban, à Beyrouth, le 31 juillet 2022. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

L’accord a semblé vaciller lorsqu’Israël a déclaré qu’il n’accepterait pas les modifications apportées par le Liban à l’accord et a mis Tsahal en état d’alerte.

« Le conseiller principal des États-Unis pour la sécurité énergétique, Amos Hochstein, poursuit son engagement vigoureux afin de mettre un terme aux discussions sur la frontière maritime. Nous restons en communication étroite avec les Israéliens et les Libanais », a déclaré un porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche.

« Nous sommes à un stade critique des négociations et les écarts se sont réduits. Nous restons déterminés à parvenir à une résolution et nous pensons qu’un compromis durable est possible », a ajouté le porte-parole.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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