Selon un prêtre espagnol, les « puissants juifs » ont fait annuler son festival
Rechercher

Selon un prêtre espagnol, les « puissants juifs » ont fait annuler son festival

Un groupe pro-Israélien a jugé les propos tenus par le pasteur Javier Baeza après le retrait du film "Gaza, au plus près de la barbarie" de "fondamentalement antisémites"

Le pasteur Javier Baeza lors d'une causerie  le 1er août 2016. (Crédit : capture d'écran/YouTube)
Le pasteur Javier Baeza lors d'une causerie le 1er août 2016. (Crédit : capture d'écran/YouTube)

JTA — Après l’annulation par l’église de sa projection d’un film anti-israélien, un prêtre espagnol a accusé sa hiérarchie d’avoir pris cette décision sous la menace, disant que « la mort de nègres est bien moins importante que celle des puissants juifs. »

Ces propos tenus par Javier Baeza sur les noirs lors d’un entretien avec un journal local vendredi ont été condamnés par l’ACOM, un groupe pro-israélien espagnol, qui a estimé qu’ils découlaient d’une « logique fondamentalement antisémite » – impliquant Israël et les Juifs du royaume majoritairement catholique d’Espagne.

Samedi, le film controversé « Gaza, au plus près de la barbarie », que ses critiques ont jugé partial et erroné, a remporté le prix du « Meilleur documentaire » aux Goyas, les Oscars espagnols.

Baeza a évoqué les noirs en référence à un film qu’il avait projeté, le mois dernier, et qui était consacré aux Africains perdant la vie pendant leur périple vers l’Europe. Personne ne s’était plaint, selon lui. Mais « il y a eu des pressions de la communauté juive » pour faire annuler la projection du film vendredi prochain, a-t-il déclaré au quotidien El Pais.

Le film devait être projeté au Centre pastoral de Carlos Borrome dans le sud-est de la capitale espagnole, mais Carlos Osoro, l’archevêque de Madrid, a annoncé que l’église était « obligée » de suspendre la séance pour une durée illimitée pour des raisons de sécurité « après des menaces reçues ces derniers jours. »

La Fédération des communautés juives d’Espagne a affirmé dans un communiqué que le film était soutenu par des organisations appelant au boycott de l’État hébreu, qui « tente de délégitimer Israël et les Israéliens ». Mais le groupe n’a pas eu vent desdites menaces.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...