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Selon une étude israélienne, le soleil donne faim aux hommes mais pas aux femmes

Des chercheurs de l’université de Tel Aviv ont mis en évidence que le soleil stimulait la libération d’une « hormone de la faim » chez les hommes

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Illustration : Un homme fait un barbecue pendant Pessah à Jérusalem, le 5 avril 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Illustration : Un homme fait un barbecue pendant Pessah à Jérusalem, le 5 avril 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La lumière du soleil stimulerait la libération d’une hormone qui éveille l’appétit des hommes, selon une étude israélienne évaluée par des pairs.

Des chercheurs de l’université de Tel Aviv se sont penchés sur l’effet des saisons sur les apports alimentaires. Ils ont analysé les données alimentaires d’environ 3 000 personnes impliquées dans une étude nutritionnelle menée à des fins de recherche.

Ils ont constaté que seuls les hommes augmentaient leur apport calorique, d’environ 300 calories par jour pendant l’été.

Afin d’approfondir leur étude, les scientifiques ont demandé aux hommes et femmes volontaires de sortir par temps ensoleillé. Les participants portaient chemises sans manches et shorts, les chercheurs ayant émis l’hypothèse que l’effet était lié à la quantité de peau exposée au soleil.

Ils ont constaté que le soleil induisait la libération de l’hormone ghréline dans le sang des hommes, mais pas dans celui des femmes. La ghréline, connue sous le nom d’hormone de la faim, stimule l’appétit, entre autres effets.

Les chercheurs ont identifié un effet similaire chez la souris. Les souris mâles avaient plus de ghréline dans le sang et mangeaient davantage après une exposition aux rayons UVB, un type de lumière du soleil, mais pas les souris femelles.

Les différences entre hommes et femmes peuvent être liées à la façon dont testostérone et œstrogène interagissent avec la lumière du soleil UVB, qui peut endommager la peau, ont expliqué les chercheurs.

Les auteurs de l’étude ont rappelé que la lumière ultraviolette du soleil était un cancérogène bien connu, mais qu’une carence d’exposition solaire pouvait également nuire à la santé, précisant que la ghréline était anti-inflammatoire.

Une exposition solaire modérée réduit les maladies cardiovasculaires, et les chercheurs ont indiqué que la ghréline pouvait y contribuer.

L’hormone affecte également le corps à plusieurs autres niveaux qui, selon les chercheurs, méritent des recherches plus poussées.

L’étude a été publiée dans la revue scientifique à comité de lecture Nature Metabolism, ce lundi.

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