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Shiri Maimon reprend le morceau classique israélien « Bashana Haba’a »

L'artiste pop chante l'espoir, alors que les Juifs du monde entier cherchent à laisser derrière eux cette année de pandémie.

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Six mois se sont écoulés depuis le premier confinement d’Israël pour cause de coronavirus, quand un groupe de voisins de Jérusalem est monté sur leur balcon pour chanter « Bashana Haba’a » (l’année prochaine), une chanson israélienne classique synonyme d’espoir au milieu de la crise.

Cette fois-ci, à quelques jours du Nouvel an juif et alors que le second confinement du pays est sur le point de commencer, la chanteuse Shiri Maimon a proposé une autre version du classique de Manor Ehud, une reprise puissante.

Yossi Mor a arrangé et joué le piano pour l’interprétation émouvante et sincère de cette chanson de Maimon qui parle de la vie quotidienne et des plaisirs simples.

Maimon, chanteuse de pop et juge d’une émission de télé-réalité, a publié l’enregistrement sur sa page Facebook, en écrivant ce qui suit :

La dernière année hébraïque n’a pas été une bonne année (c’est le moins qu’on puisse dire).

Nous avons appris à connaître des mots comme « quarantaine », « pandémie » et « crise économique ». Le fossé dans la société israélienne s’est creusé, le discours est devenu plus violent que jamais et la peur de l’inconnu nous ronge tous.

Mais même au milieu de cette mauvaise situation, il vaut la peine d’essayer de rechercher le bien – nous vivons une leçon qui restera gravée dans les mémoires des générations à venir.

Et ce qu’il faut pour ouvrir correctement la prochaine année hébraïque, c’est de l’espoir.

Ces derniers jours, je me suis retrouvée à fredonner une chanson qui me fait du bien, et j’ai senti qu’elle pouvait vous atteindre aussi.

Vous verrez
Vous verrez
Comme l’année à venir
Sera bonne

Les paroles de la chanson de 1970 ont été écrites par le parolier Ehud Manor avec une musique composée par Nurit Hirsch. À l’époque, Ehud Manor n’avait pas confié au compositeur qu’il avait écrit la chanson pour son jeune frère, Yehuda Viner, tué au combat en 1968.

Nurit Hirsch a fini par composer une mélodie optimiste pour la chanson désormais classique qui marque la nouvelle année.

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