Si la Women’s March ne condamne pas Farrakhan, Alyssa Milano n’y participera pas
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Si la Women’s March ne condamne pas Farrakhan, Alyssa Milano n’y participera pas

L'actrice et militante du mouvement #MeToo s'est dit déçue que Tamika Mallory et Linda Sarsour n'aient pas pris leurs distances avec le chef de Nation of Islam

L'actrice Alyssa Milano durant un meeting de campagne pour la candidate démocrate Katie Porter en Californie, le 6 novembre 2018 (Crédit : AP/Chris Carlson)
L'actrice Alyssa Milano durant un meeting de campagne pour la candidate démocrate Katie Porter en Californie, le 6 novembre 2018 (Crédit : AP/Chris Carlson)

L’actrice et militante Alyssa Milano a déclaré qu’elle ne prendra pas la parole à la prochaine Women’s March si elle est organisée par les deux organisatrices actuelles, qui refusent de condamner l’antisémite Louis Farrakhan.

Dans une interview accordée au journal The advocate publiée la semaine dernière, Milano a fustigé Tamika Mallory et Linda Sarsour, qui ne se sont pas distancées du chef de Nation of Islam. Farrakhan a tenu à plusieurs reprises des propos antisémites, homophobes et trans-phobes.

« A chaque fois que l’on observe du sectarisme, ou de l’antisémitisme, il faut le dénoncer et s’en occuper. Je suis déçue que les organisatrices de la Women’s March ne l’aient pas fait comme il se doit », a déclaré Milano.

Au début de l’année, Mallory a été critiquée parce qu’elle n’a pas réagi lorsque Farrakhan a déclaré, lors d’un événement auquel elle assistait, que « les puissants juifs sont mes ennemis ».

Sarsour a défendu Mallory face aux critiques.

Les organisatrices de la Women’s March, de gauche à droite Bob Bland, Linda Sarsour, Carmen Perez et Tamika Mallory at à Atlanta, le 11 février 2018. (Crédit : Paras Griffin/Getty Images for BET via JTA)

« Je ne vais pas rester les bras croisés pendant qu’une femme noire, forte, engagée, qui risque sa vie pour dire des vérités et organiser des mobilisations est interrogée, réprimandée et agressée », a écrit Sarsour sur Facebook. « Je me tiens aux côtés de Tamika Mallory jour après jour, avec chaque parcelle de mon corps parce qu’elle a en elle ce dont nous avons besoin maintenant pour gagner. »

Dans l’interview de The Advocate, Milano affirme qu’elle ne se sentirait pas à l’aise pour prendre la parole à la Women’s March.

« Pour le moment, je dirais non », a-t-elle dit. « C’est malheureux qu’aucune d’entre d’elles ne se soit élevée contre lui à ce stade, ou ait au moins donné une bonne raison de le soutenir. »

L’an dernier, le tweet de Milano encourageant les femmes à partager leurs expériences de harcèlement et d’agression sexuelle a propulsé le mouvement #MeToo dans l’espace public (l’activiste Tarana Burke est à l’origine de ce mot-clé en 2006).

En 2017, Milano avait pris la parole à la Women’s March à Washington.

Farrakhan a un lourd passé en termes de déclarations racistes. Le mois dernier, il avait été vivement critiqué, notamment par Chelsea Clinton, pour avoir comparé les juifs à des termites.

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