Suisse : Ignazio Cassis opposé à l’annexion
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Suisse : Ignazio Cassis opposé à l’annexion

Le responsable suisse a indiqué que "l’annexion d'un territoire n'est pas conforme au droit international, y compris à la Charte des Nations Unies"

Yisrael Katz, ministre des Affaires étrangères israélien, et Ignazio Cassis, chef du département fédéral des Affaires étrangères suisse, trinquent à la bonne entente entre leurs deux nations, lundi 2 septembre 2019, à Lucerne, en Suisse. (Crédit : Twitter / Yisrael Katz)
Yisrael Katz, ministre des Affaires étrangères israélien, et Ignazio Cassis, chef du département fédéral des Affaires étrangères suisse, trinquent à la bonne entente entre leurs deux nations, lundi 2 septembre 2019, à Lucerne, en Suisse. (Crédit : Twitter / Yisrael Katz)

Le conseiller fédéral suisse Ignazio Cassis, chef du Département des Affaires étrangères, a répondu lundi 8 juin a différentes questions de politique étrangère. Laurence Fehlmann-Rielle (PS/GE) l’a ainsi interrogé sur la position de la Suisse au sujet de l’annexion de pans de la Cisjordanie par Israël, a rapporté le journal Le Matin.

Il s’est ainsi opposé au projet du gouvernement israélien, déclarant que « l’annexion d’un territoire n’est pas conforme au droit international, y compris à la Charte des Nations Unies. C’est un principe fondamental dans les relations entre Etats sur la scène internationale ».

Il a également rejeté le plan de paix proposé par le président américain Donald Trump : « Le Conseil fédéral considère la proposition américaine comme une proposition. Si cette proposition intéressait les deux parties, qui les mettaient sur la table, le Conseil fédéral serait satisfait. Le Conseil fédéral considère toute proposition amenant les parties à la table des négociations comme une proposition appropriée. Ce n’est évidemment pas le cas du plan américain aujourd’hui. »

Suite à ces propos, plusieurs députés, considérés comme « pro-israéliens » par Le Matin, Marianne Binder (PDC/AG), David Zuberbühler (UDC/AE), Andreas Gafner (UDC/BE) et Erich von Siebenthal (UDC/BE), ont déposé une série de questions sur les sujets évoqués.

Ils souhaitaient notamment savoir ce que pensait le Conseil fédéral si l’on considère « que l’Autorité palestinienne a refusé pendant des décennies toutes les propositions de paix israéliennes ».

Ce lundi, le conseiller fédéral a répondu, indiquant que « l’attitude de la Suisse n’était en aucun cas dirigé contre Israël ou les autorités palestiniennes. La politique suisse au Moyen-Orient est indépendante, attachée au droit international et à une solution négociée à deux États ».

Au sujet du manque d’efforts des Palestiniens, il a déclaré : « De manière analogue au plan Trump, les processus de Camp David et d’Annapolis, auxquels fait allusion le conseiller national Zuberbühler, étaient des initiatives américaines. L’expérience montre que les pourparlers de paix ne peuvent développer une dynamique, que si les deux parties voient des opportunités dans la proposition. »

Au début de son mandat, en 2018, le responsable avait remis en cause l’aide onusienne aux réfugiés palestiniens par l’intermédiaire de l’UNRWA.

Il avait finalement affirmé que « l’UNRWA joue un rôle clé dans la stabilité au Proche-Orient ».

Ces dernières semaines, de nombreux diplomates, experts et responsables politiques du monde entier se sont exprimés contre le projet d’annexion par Israël de pans de la Cisjordanie, qui pourrait être mis en place à partir du 1er juillet prochain.

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