Syrie : Israël frappe des cibles militaires après l’attaque frontalière manquée
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Syrie : Israël frappe des cibles militaires après l’attaque frontalière manquée

L'armée a déclaré tenir Damas pour responsable de l'incident survenu dimanche dans le Golan lors duquel quatre hommes ont posé des bombes sur un poste militaire avant d'être tués

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

La défense aérienne syrienne répond aux présumés missiles israéliens visant le sud de la capitale Damas, le 20 juillet 2020. (AFP)
La défense aérienne syrienne répond aux présumés missiles israéliens visant le sud de la capitale Damas, le 20 juillet 2020. (AFP)

L’armée israélienne a mené une série de frappes aériennes dans la nuit de lundi à mardi contre une série de cibles syriennes en réponse à une attaque ratée qui avait eu lieu à la frontière, sur le plateau du Golan, la nuit précédente, ont expliqué les militaires.

Des postes d’observation syriens ont été bombardés, a rapporté l’armée, ainsi que des matériels de renseignement, des canons antiaériens et des infrastructures de commandement et de contrôle.

« Des avions chasseurs de l’armée, des hélicoptères d’attaques et d’autres ont mené un raid contre des cibles de l’armée syrienne dans le sud de la Syrie en réponse à l’incident à l’explosif qui a été déjoué hier dans le sud du plateau du Golan », a annoncé l’armée.

« L’armée attribue la responsabilité de toutes les activités survenant sur son territoire au régime syrien et elle continuera à agir avec détermination contre toutes les violations de la souveraineté de l’Etat d’Israël », a poursuivi Tsahal.

Les médias officiels syriens ont confirmé ces frappes. L’agence de presse SANA a ainsi rapporté que les systèmes de défense anti-aérienne du pays avaient été activés à l’approche des missiles, qui ont visé le sud-ouest de Damas.

Selon SANA, une source militaire aurait fait savoir que l’attaque n’avait entraîné que des dégâts matériels et n’avait pas causé de blessés.

Une image de Tsahal montrant un groupe de quatre personnes qui, selon l’armée, ont pénétré sur le territoire israélien et ont tenté de poser une bombe dans un poste militaire abandonné, le 2 août 2020. (Capture d’écran : Armée israélienne)

Dimanche soir, les troupes israéliennes avaient remarqué un groupe de quatre suspects entrant sur le territoire israélien – tout en restant du côté syrien de la clôture de sécurité – qui avaient posé un certain nombre d’explosifs aux abords d’un poste militaire non-occupé.

Une équipe des forces spéciales, sur le terrain, et un avion avaient ouvert le feu en direction des combattants, les tuant. Il n’y avait pas eu de blessés du côté israélien.

Les militaires ont par ailleurs indiqué lundi que, suite à l’incident, les soldats avaient fouillé le secteur et trouvé une arme à feu ainsi qu’un sac à dos qui transportait plusieurs bombes prêtes à être utilisées.

Ces découvertes ont été faites à 25 mètres de la frontière, du côté israélien.

L’armée a précisé que les officiers avaient rencontré le général de division Ishwar Hamal, chef de la FNUOD, pour montrer aux forces de maintien de la paix des Nations unies la scène de l’incident.

« Lors de la réunion, le commandant de division a souligné que l’armée ne permettrait pas que la sécurité de l’Etat d’Israël et que sa souveraineté soient compromis et que l’armée considère l’Etat syrien pour responsable de tout ce qui peut survenir depuis son territoire », a indiqué Tsahal dans un communiqué.

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