Syrie : les Etats-Unis “prêts à contribuer à mettre fin à ce conflit”
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Syrie : les Etats-Unis “prêts à contribuer à mettre fin à ce conflit”

L'ambassadrice Nikki Haley indique au Conseil de sécurité que Washington est prêt à faire davantage que combattre l'Etat islamique

Nikki Haley, ancienne ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, pendant une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient à New York, le 12 avril 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Nikki Haley, ancienne ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, pendant une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient à New York, le 12 avril 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

Les Etats-Unis sont « prêts à contribuer à mettre fin à ce conflit », a affirmé mercredi l’ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley, avant un vote du Conseil de sécurité prévu plus tard dans la journée sur la Syrie.

« Nous sommes prêts à mettre tout notre poids et nos ressources derrière la diplomatie. Nous sommes prêts à contribuer à mettre fin à ce conflit », a dit Haley.

« Les Etats-Unis croient fermement qu’un processus politique peut fonctionner, malgré les désaccords », a-t-elle ajouté.

Le Conseil de sécurité était réuni avant un vote prévu sur un projet de résolution demandant la coopération du gouvernement syrien dans l’enquête sur l’attaque chimique présumée survenue à Khan Cheikhoun la semaine passée, qui a fait au moins 87 morts, dont 31 enfants.

La Russie, alliée de la Syrie qui juge le texte « inacceptable » en l’état, a opposé son veto. C’est la huitième fois que Moscou se sert de cette prérogative au Conseil de sécurité pour bloquer une action onusienne à l’encontre de son allié syrien.

Un enfant syrien inconscient à l'hôpital de Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d'Idleb, après une attaque au gaz toxique, le 4 avril 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)
Un enfant syrien inconscient à l’hôpital de Khan Sheikhun, une ville tenue par les rebelles de la province d’Idleb, après une attaque au gaz toxique, le 4 avril 2017. (Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)

Les Etats-Unis ont clairement pointé du doigt le régime syrien pour cette attaque chimique présumée, et ont lancé une frappe punitive contre une base aérienne syrienne en fin de semaine passée.

Mercredi, le Royaume-Uni a dit être arrivé aux mêmes conclusions que les Etats-Unis. Des scientifiques britanniques qui ont analysé des échantillons du site de l’attaque ont conclu à l’usage de sarin ou d’un agent neurotoxique similaire, selon l’ambassadeur du Royaume-Uni à l’ONU.

« Pour cette raison, le Royaume-Uni partage les conclusions des Etats-Unis, à savoir qu’il est fortement probable que ce soit le régime [de Bashar el-Assad] qui est responsable de l’attaque contre Khan Cheikhoun le 4 avril », a déclaré Matthew Rycroft devant le Conseil de sécurité.

L’ambassadeur russe Vladimir Safronkov a fait part de ses doutes sur les arguments britanniques, se disant « abasourdi par ces conclusions ».

« Personne n’a encore visité le site » de l’attaque chimique présumée. « Comment pouvez-vous savoir cela ? », a-t-il demandé.

L’envoyé spécial des Nations unies en Syrie a exhorté les Etats-Unis et la Russie à s’entendre sur une voie à suivre pour mettre fin à la guerre et pour préparer le terrain à une « véritable négociation ».

Staffan de Mistura, envoyé spécial de l'ONU en Syrie, pendant une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen Orient à New York, le 12 avril 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Staffan de Mistura, envoyé spécial de l’ONU en Syrie, pendant une réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen Orient à New York, le 12 avril 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
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