Syrie : Les USA démentent la frappe sur une milice soutenue par l’Iran
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Syrie : Les USA démentent la frappe sur une milice soutenue par l’Iran

Un convoi aurait été frappé dans la région d'al-Bukamal, à la frontière entre la Syrie et l'Irak ; il n'y aurait pas eu de blessés, Israël garde le silence

Un véhicule en feu suite à une frappe présumée dans la région d'al-Bukamal en Syrie, près de la frontière avec l'Irak, le 14 septembre 2021. (Capture d'écran/ Twitter)
Un véhicule en feu suite à une frappe présumée dans la région d'al-Bukamal en Syrie, près de la frontière avec l'Irak, le 14 septembre 2021. (Capture d'écran/ Twitter)

La coalition qui combat le groupe terroriste de l’État islamique et qui est dirigée par les États-Unis a démenti dans la soirée de mardi avoir frappé les milices soutenues par l’Iran qui opèrent à l’Est de la Syrie, à la frontière avec l’Irak. Des informations avaient fait état d’un certain nombre de véhicules bombardés dans la zone.

Un porte-parole de l’Opération Inherent Resolve (OIR), le Colonel Wayne Marotto, a écrit sur Twitter que la coalition « est en mesure de confirmer que nous n’avons pas mené de frappes aériennes à Al-Bukamal, le 14 septembre 2021 ».

Le convoi de trois véhicules aurait appartenu aux Forces de mobilisation populaires soutenues par l’Iran, un groupe-cadre de milices irakiennes, ont fait savoir les médias locaux.

Des images qui ont été partagées sur les réseaux sociaux ont semblé montrer au moins deux véhicules en feu sur le côté syrien de la frontière.

Le journal libanais al-Mayadeen, lié au Hezbollah, a indiqué qu’il n’y aurait pas eu de victimes lors de cette frappe présumée.

L’armée israélienne n’a pas commenté ces bombardements présumés, conformément à sa politique de longue date qui consiste à ne pas confirmer ni infirmer ses activités en Syrie.

L’État juif a procédé à des centaines de frappes en Syrie depuis le début de la guerre civile, en 2011. Le pays a ciblé les troupes gouvernementales et les forces et les combattants alliés à l’Iran du groupe terroriste chiite du Hezbollah.

Le pays ne confirme que rarement les détails de ses opérations en Syrie mais déclare que la présence de la République islamique, en soutien au président Bashar al-Assad, et du Hezbollah représente une menace et qu’Israël continuera ses raids.

La région d’al-Bukamal, en Syrie, à proximité de l’Irak, est considérée comme déterminante dans la tentative de Téhéran de créer un couloir terrestre depuis l’Iran et à travers l’Irak et la Syrie jusqu’à la Méditerranée, afin de faciliter le déplacement d’armes et de combattants à travers tout le Moyen-Orient.

L’AFP a contribué à cet article.

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