Syrie : nouveaux pourparlers de paix le 23 mars
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Syrie : nouveaux pourparlers de paix le 23 mars

Staffan de Mistura, émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie, appelle les parties à commencer un 5e cycle de négociations de paix

Staffan de Mistura, envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, à Genève, le 3 mars 2017. (Crédit : Phillippe Desmazes/AFP)
Staffan de Mistura, envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, à Genève, le 3 mars 2017. (Crédit : Phillippe Desmazes/AFP)

Le gouvernement syrien et les groupes d’opposition sont invités à reprendre les pourparlers de paix sous l’égide de l’ONU à Genève le 23 mars, a annoncé mercredi l’émissaire spécial des Nations unies pour la Syrie.

Staffan de Mistura a révélé cette date après avoir présenté au Conseil de sécurité les résultats des dernières discussions difficiles qui se sont achevées vendredi dans la ville suisse mais sans parvenir à mettre un terme à une guerre qui a fait plus de 310 000 morts et des millions de réfugiés en six ans.

« A l’heure actuelle, j’ai l’intention de rappeler les invités à Genève pour un cinquième cycle [de pourparlers] en visant la date du 23 mars », a déclaré à la presse le diplomate onusien.

Les dernières discussions genevoises sur la Syrie avaient pris fin le 4 mars avec l’acceptation par les belligérants syriens d’un « agenda clair » incluant la gouvernance et la lutte contre le terrorisme.

Les Etats-Unis, qui avaient été sous l’administration précédente de Barack Obama une force motrice du processus diplomatique à Genève avant de laisser peu à peu la place à la Russie, ont assuré mercredi qu’ils soutenaient toujours la recherche d’une « solution politique ».

L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, au Conseil de Sécurité à New York, le 21 février 2017. (Crédit : Kena Betancur/AFP)
L’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley, au Conseil de Sécurité à New York, le 21 février 2017. (Crédit : Kena Betancur/AFP)

« Nous allons continuer à observer le processus, mais nous l’appuyons et nous voulons une solution », a assuré l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley.

Le porte-parole du département d’Etat Mark Toner a souligné que Washington continuait de « vouloir et croire avec force qu’il n’existe qu’une solution politique et non militaire ».

Parallèlement au processus de Genève, la Russie, alliée de Damas, et la Turquie, soutien des rebelles, parrainent des négociations à Astana, au Kazakhstan. Le département d’Etat a rappelé que les Etats-Unis n’avaient qu’un statut d’ « observateur » pour ces pourparlers.

« Nous soutenons fermement les efforts de l’ONU pour sceller un processus politique. D’abord, évidemment un cessez-le-feu, puis un processus politique », a réaffirmé Toner, conformément à la ligne qu’a défendue pendant des années la diplomatie américaine sous l’administration Obama.

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