Syrie : Paris envoie des médicaments et des tenues de protection
Rechercher

Syrie : Paris envoie des médicaments et des tenues de protection

Le quai d'Orsay indique que Jean-Marc Ayrault "a souhaité envoyer une aide humanitaire d'urgence aux victimes"

Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, répond aux questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 1er février 2017. (Crédit : Patrick Kovarik/AFP)
Jean-Marc Ayrault, ministre français des Affaires étrangères, répond aux questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 1er février 2017. (Crédit : Patrick Kovarik/AFP)

La France va envoyer des antidotes contre les armes chimiques et des tenues de protection dans la région touchée par l’attaque chimique présumée en Syrie, a annoncé jeudi le ministère des Affaires étrangères.

Dans un communiqué, le quai d’Orsay indique « qu’à la suite de l’attaque chimique du 4 avril perpétrée par le régime syrien dans la ville de Khan Cheikhoun, Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, a souhaité envoyer une aide humanitaire d’urgence aux victimes de cette attaque et aux personnels de santé qui les prennent en charge ».

« Près de 500 kilogrammes de médicaments d’urgence destinés à la lutte contre les effets des armes chimiques, ainsi que des équipements de protection complets seront envoyés via la Turquie et distribués par une ONG, l’Union des organisations de secours et des soins médicaux (UOSSM) », selon le communiqué.

« Les moyens ont été réunis par le centre de crise et de soutien du ministère, avec la contribution des ministères de la Défense et de l’Intérieur », a précisé le ministère.

L’attaque mardi matin contre Khan Cheikhoun, petite ville contrôlée par des rebelles et des jihadistes dans la province d’Idleb (nord-ouest de la Syrie) a fait 86 civils tués, dont 30 enfants et 160 blessés selon le dernier bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Le régime syrien et son allié russe ont rejeté en bloc jeudi les accusations des pays occidentaux sur cette attaque chimique présumée.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...