Syrie : Une quinzaine de morts dans de mystérieuses frappes aériennes lundi
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Syrie : Une quinzaine de morts dans de mystérieuses frappes aériennes lundi

Selon un groupe de veille syrien, des "membres irakiens de milices soutenues par l'Iran" ont été tués lors de ces raids non-identifiés survenus lundi matin

Photo d'illustration : Les forces irakiennes de sécurité se préparent à ouvrir le carrefour entre la ville irakienne et Qaim et la ville de Boukamal en Syrie à Qaim, en Irak, le 30 septembre 2019 (Crédit : AP Photo/Hadi Mizban)
Photo d'illustration : Les forces irakiennes de sécurité se préparent à ouvrir le carrefour entre la ville irakienne et Qaim et la ville de Boukamal en Syrie à Qaim, en Irak, le 30 septembre 2019 (Crédit : AP Photo/Hadi Mizban)

Au moins quinze personnes ont été tuées dans une attaque aérienne commise contre une base utilisée par des milices soutenues par l’Iran, a fait savoir ce mardi un groupe de veille dont les activités se concentrent sur la guerre en Syrie.

Citant des sources « fiables », l’Observatoire syrien des droits de l’Homme a noté que les frappes aériennes intensives ont eu lieu lundi entre cinq et neuf heures du matin et qu’elles ont touché la base Imam Ali à proximité de la ville d’Abu Kamal, dans la région de Deir Ezzor, à proximité de la frontière avec l’Irak.

« L’attaque a fait plusieurs victimes et a détruit des postes, des bases et des entrepôts d’armement », a noté l’Observatoire dans son rapport initial.

Il a indiqué lundi que les morts étaient « quinze membres de milices soutenues par l’Iran de nationalité irakienne ».

Des sources ont expliqué que, suite à l’attaque, des combattants avaient transporté les morts et les blessés en Irak et que les forces iraniennes se trouvaient en état d’alerte élevé et avaient fait venir des renforts à Al-Bokamal.

Cette attaque de Deir Ezzor aurait eu lieu quelques heures après qu’Israël a déjoué une tentative d’attaque à l’explosif sur son territoire, le long de la frontière avec la Syrie, dimanche soir. Les quatre combattants repérés par l’armée avaient été tués par des soldats et par un tir de missile. Il n’y avait pas eu de blessés du côté israélien.

Un porte-parole a déclaré que les militaires ignoraient à quelle organisation militaire ou terroriste les hommes appartenaient, ajoutant que Tsahal avait ouvert une enquête.

Il avait dit ignorer s’il s’agissait d’un incident isolé ou s’il était lié aux tensions actuelles avec le Hezbollah, le groupe terroriste soutenu par l’Iran qui avait promis de mener une attaque au sein de l’Etat juif en représailles contre la mort de l’un de ses combattants lors d’une frappe aérienne qui avait eu lieu le mois dernier en Syrie et qui avait été attribuée à l’Etat juif.

Le groupe terroriste libanais n’a, pour sa part, fait aucun commentaire.

Ce n’est pas la première fois que des bases iraniennes de la région de Deir Ezzor sont prises pour cible dans des frappes attribuées à Israël, qui a lancé des centaines d’attaques en Syrie depuis le début de la guerre civile en 2011, visant des troupes gouvernementales, des forces alliées à la république islamique d’Iran et des combattants appartenant au groupe terroriste chiite du Hezbollah.

Même si l’armée israélienne refuse habituellement de commenter les frappes individuelles, les responsables israéliens ont confirmé l’existence d’une campagne aérienne, depuis plusieurs années, qui a pour objectif d’empêcher l’Iran de s’implanter en Syrie.

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