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Téhéran: les attaques contre des bases US en Irak et Syrie sont « une réaction » à l’aide à Israël

Le ministère iranien des Affaires étrangères a appelé les Etats-Unis à "stopper" leur soutien à Israël ; les juifs de Téhéran organisent un rassemblement pour dénoncer l'offensive israélienne

Un hélicoptère d'attaque américain AH-64 Apache survole des soldats américains patrouillant le long des lignes de front entre les zones tenues par les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les combattants soutenus par la Turquie, près du village de Dardara dans la campagne de Tal Tamr, dans la province de Hasakeh, au nord-est de la Syrie, le 26 décembre 2021. (Crédit : Delil souleiman/AFP)
Un hélicoptère d'attaque américain AH-64 Apache survole des soldats américains patrouillant le long des lignes de front entre les zones tenues par les Forces démocratiques syriennes (FDS) et les combattants soutenus par la Turquie, près du village de Dardara dans la campagne de Tal Tamr, dans la province de Hasakeh, au nord-est de la Syrie, le 26 décembre 2021. (Crédit : Delil souleiman/AFP)

Les attaques menées ces derniers jours contre des bases des forces américaines en Irak et en Syrie sont « une réaction » à l’aide apportée par les Etats-Unis à Israël dans sa guerre contre le Hamas palestinien, a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne.

« Vous récoltez ce que vous semez. Soutenir et provoquer la tension entraînent une réaction », a dit Nasser Kanani au cours d’une conférence de presse à Téhéran.

Ces attaques « font partie des réactions (…) de ceux qui s’opposent à la présence illégale des Etats-Unis dans la région et qui protestent contre le soutien inconditionnel des Américains au régime sioniste », a-t-il ajouté.

Les forces américaines ont subi des attaques répétées en Irak et en Syrie depuis que 2 500 hommes armés du Hamas ont franchi la frontière de Gaza le 7 octobre, massacrant au moins 1 400 personnes, pour la plupart des civils, et prenant au moins 239 otages, sous le couvert d’un déluge de roquettes tirées sur les villes israéliennes. Israël a répondu par des frappes intensives sur Gaza et une opération terrestre qui s’étend progressivement, déclarant son intention d’éradiquer le groupe terroriste qui dirige la bande de Gaza.

« Entre le 17 et le 30 octobre, les forces américaines et de la coalition ont été attaquées au moins à 14 reprises en Irak et à 9 reprises en Syrie », a déclaré le responsable américain.

Ces attaques ont été menées à la fois avec des drones et des roquettes et « la plupart ont échoué à atteindre leur cible grâce à nos défenses robustes », a-t-il ajouté.

Washington a affirmé que Téhéran était impliqué par procuration dans ces attaques et a menacé de riposter « de manière décisive ».

Washington compte environ 900 soldats en Syrie et près de 2 500 en Irak qui combattent le groupe Etat islamique (EI) et mènent fréquemment des attaques ciblant les jihadistes.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a appelé les Etats-Unis à « stopper » leur soutien à Israël. « Notre réponse tient en un mot : stop! », a-t-il répondu à une question portant sur l’ordre donné par le président américain Joe Biden à l’Iran de ne pas s’impliquer dans la guerre entre Israël et le Hamas.

Par ailleurs, le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Bagheri a affirmé lundi que « les combattants palestiniens » du Hamas étaient « prêts à faire face à une attaque terrestre d’Israël » dans la bande de Gaza.

« L’une des raisons de la résistance des combattants palestiniens est l’attention portée à la défense passive (…) Dans le nord de Gaza, ils disent avoir construit plus de 400 km de tunnels, dont certains peuvent être utilisés par des voitures et des motos », a expliqué le général dans un discours à Téhéran.

Il a précisé que « certains tunnels » avaient des accès « derrière les barrières » de sécurité en Israël.

A Téhéran, quelque 200 personnes se sont rassemblées lundi matin dans et devant la principale synagogue après un appel lancé par des responsables juifs du pays pour demander un cessez-le-feu et pour « condamner le massacre d’enfants, de femmes et de personnes sans défense ».

Des juifs iraniens, dont le grand rabbin Younes Hamami Lalehzar (2e à droite), organisent un rassemblement anti-israélien à Téhéran pour soutenir les Palestiniens de Gaza, le 30 octobre 2023. (Crédit : ATTA KENARE / AFP)

Des personnalités éminentes de la communauté juive d’Iran publient sporadiquement des déclarations anti-israéliennes qui correspondent aux idées promues par le régime. L’Iran a ouvertement juré la destruction d’Israël et soutient financièrement des groupes terroristes, comme le Hezbollah et le Hamas, qui poursuivent également cet objectif.

L’Iran a mis en garde à plusieurs reprises contre la possibilité que la guerre entre Israël et le Hamas s’étende à d’autres parties de la région.

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