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Tennis : le Russo-israélien Aslan Karatsev remporte le tournoi de Sydney

Passé du 112e rang mondial au Top 20 en 2021, le vainqueur de deux des trois premières finales de sa carrière a décroché un troisième titre grâce à une victoire sans bavure

Aslan Karatse lors du match final du simple messieurs du tournoi de tennis Kremlin Cup à Moscou, en Russie, le 24 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/Alexander Zemlianichenko)
Aslan Karatse lors du match final du simple messieurs du tournoi de tennis Kremlin Cup à Moscou, en Russie, le 24 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/Alexander Zemlianichenko)

Le Russo-israélien Aslan Karatsev (20e mondial) a confirmé samedi sa très bonne année 2021 en remportant le tournoi ATP 250 de Sydney, tandis que l’Australien Thanasi Kokkinakis a décroché son premier titre dans l’autre tournoi ATP 250 au programme de la semaine, à Adelaïde.

Déjà vainqueur de deux des trois premières finales de sa carrière, toutes disputées au cours d’une année 2021 l’ayant vu passer du 112e rang mondial au Top 20, Karatsev a décroché le troisième titre de sa carrière grâce à une victoire sans bavure 6-3, 6-3 en 1 h 32 min sur le revenant Britannique Andy Murray, ex-N.1 mondial retombé au 135e mondial après trois années de blessures et de galères.

« Merci à mon équipe, nous avons fait du super boulot », a déclaré le puissant Russe après sa convaincante prestation, qui lui permettra de monter au 15e rang mondial lundi.

Karatsev a fait le break dès le premier jeu, pour ensuite faire exploser la défense de Murray grâce à des coups profonds, puissants et précis mettant l’Ecossais loin de la balle.

Après avoir remporté la première manche sur une double faute de Murray, Karatsev a rapidement pris le large 3-0 dans la seconde, pour finalement s’imposer sans frayeur.

Karatsev est né à Vladikavkaz, en Russie, mais a déménagé en Israël à l’âge de trois ans, où il a commencé à jouer.

« J’ai grandi là-bas, j’y ai pratiqué jusqu’à 12 ans, puis je suis retourné en Russie avec mon père. Je vivais alors à Rostov… J’ai pratiqué là-bas jusqu’à 18 ans, puis j’ai commencé à pratiquer à Moscou « , a-t-il déclaré dans une interview l’année dernière.

Bien qu’il ait montré un potentiel évident, des difficultés financières ont empêché Karatsev de faire valoir son talent naturel en Israël et il a fini par retourner en Russie avec son père. Sa mère et sa sœur sont restées en Israël.

« Un long chemin » pour Murray

« Cela a été un long chemin jusqu’à cette finale », a déclaré, très ému, Murray qui n’avait plus été à pareille fête depuis plus de deux ans et son 46e et dernier titre à Anvers en octobre 2019.

A l’Open d’Australie, qui commence lundi, Karatsev aura un premier tour largement à sa portée face à l’Espagnol Jaume Munar. Ca sera une autre paire de manches pour Murray, invité à ce Grand Chelem dont il a été cinq fois finaliste. L’Ecossais sera opposé pour son entrée en lice à la tête de série N.21, le Géorgien Nikoloz Basilashvili.

Si Murray a disputé à Sydney sa 47e finale à 34 ans, celle d’Adelaïde était la première pour le Français Arthur Rinderknech, à 26 ans.

Après avoir remporté la première manche, le Français s’y est incliné en trois sets devant le renaissant Australien Thanasi Kokkinakis qui a conquis son premier titre à sa deuxième tentative, quatre ans et demi après sa première finale perdue à Los Cabos en 2017.

« Je n’aurais pas pu rêver mieux que de remporter mon premier titre ici… Je me suis entraîné sur ce court depuis l’âge de neuf ans », a déclaré, aux anges, Kokkinakis, natif d’Adelaïde, qui en a aujourd’hui 25 et frappera lundi à la porte du Top 100 dans le prochain classement ATP.

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