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Thaïlande: fleurs et prières pour le retour d’otages du Hamas

32 Thaïlandais faisaient partie des 240 otages enlevés par le Hamas et transférés à Gaza ; neuf ressortissants y sont toujours détenus

Le couple thaïlandais libéré Boonthom Pankhong, au centre à gauche, et Natthawaree Mulkan, au centre à droite, qui était retenu en otage par des terroristes du Hamas après l'attaque du 7 octobre contre Israël, participant à une cérémonie traditionnelle de bienvenue pour leur retour en Thaïlande, dans leur maison de la province d'Udon Thani, dans le nord-est de la Thaïlande, le 6 décembre 2023. (Crédit : Manan Vatsyayana/AFP)
Le couple thaïlandais libéré Boonthom Pankhong, au centre à gauche, et Natthawaree Mulkan, au centre à droite, qui était retenu en otage par des terroristes du Hamas après l'attaque du 7 octobre contre Israël, participant à une cérémonie traditionnelle de bienvenue pour leur retour en Thaïlande, dans leur maison de la province d'Udon Thani, dans le nord-est de la Thaïlande, le 6 décembre 2023. (Crédit : Manan Vatsyayana/AFP)

« Je récupère lentement »: un couple de Thaïlandais, pris en otage par le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, a pris part mercredi à une cérémonie traditionnelle pour leur retour au village avec fleurs et prières, après des semaines de captivité dans la bande de Gaza.

« Ce n’était pas OK », indique à l’AFP Natthawaree Mulkan, une femme de 35 ans, sans vouloir donner de détails sur les conditions de son enlèvement. « Je récupère lentement mes moyens ».

Le 7 octobre, lors de l’attaque sanglante et sans précédent du groupe terroriste islamiste palestinien sur le sol israélien, Natthawaree Mulkan et son compagnon, Boonthom Pankhong, ont été enlevés.

Ils se sont retrouvés au nombre des 32 Thaïlandais faisant partie des 240 otages saisis par le Hamas et transférés à Gaza.

Le couple a pu rentrer au royaume le 30 novembre, quelques jours après sa libération dans le cadre de la trêve entre le Hamas et Israël.

Les autorités de Bangkok ont réussi à négocier la libération de 23 Thaïlandais, mais neuf ressortissants restent toujours retenus dans la bande de Gaza où les combats ont repris avec intensité.

Des ex-otages thaïlandais du Hamas à leur arrivée à l’aéroport international Suvarnabhumi dans la province de Samut Prakarn, en Thaïlande, le 30 novembre 2023. (Crédit : AP Photo/Sakchai Lalit)

« J’ai des crises de panique quand j’entend des bruits forts », admet Boonthom Pankhong, qui confie avoir encore des difficultés à s’endormir après avoir subi constamment des bombardements.

L’homme de 45 ans, qui revient pour la première fois en Thaïlande après six années passées en Israël comme ouvrier agricole, a aussi refusé de s’étendre sur sa captivité.

Avec des colliers de fleur et des prières, le couple, habillé de rouge, a participé à une cérémonie rituelle pour attirer chance et bonne santé, devant une cinquantaine de personnes à son retour dans son village de la province rurale d’Udon Thani (Nord-Est).

Les deux Thaïlandais, qui travaillaient dans la même ferme au moment de leur enlèvement, ont été retenus captifs dans deux endroits séparés.

Sur cette photo fournie par le ministère thaïlandais des Affaires étrangères, dix des otages thaïlandais libérés et un officier, quatrième en partant de la gauche, posent pour une photo au centre médical Shamir (Assaf Harofeh) en Israël, le vendredi 24 novembre 2023. (Ministère thaïlandais des Affaires étrangères via AP)

« Nous n’avons rien »

Il y avait au total plus de 30 000 Thaïlandais en Israël, employés la plupart comme ouvriers agricoles, lorsque le Hamas a lancé son assaut meurtrier.

Ils viennent majoritairement des régions les plus reculées du pays d’Asie du Sud-Est, où l’agriculture est synonyme de pauvreté et d’endettement, et étaient partis avec l’espoir d’obtenir une vie meilleure pour leurs familles restées au pays.

Des ouvriers agricoles thaïlandais travaillent dans un champ situé à proximité du kibboutz Beerim, dans le sud d’Israël, le 16 juillet 2014. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Selon Israël, 1 200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors du raid du 7 octobre au cours duquel environ 240 personnes ont été enlevées et emmenées dans le territoire palestinien contrôlé par le Hamas depuis 2007.

Trente-neuf citoyens thaïlandais ont été tués et 19 blessés dans ce conflit. Le royaume a déclaré avoir évacué plus de 8.500 de ses citoyens.

Le ministère thaïlandais du Travail a promis aux anciens otages une aide d’environ 50 000 bahts (1 300 euros), mais Natthawaree Mulkan a assuré ne pas en avoir perçu la moitié.

Le gouvernement a également promis qu’ils seraient éligibles à un emprunt de 150 000 bahts (3 900 euros) avec un taux d’intérêt bas.

Malgré ces aides, Natthawaree Mulkanen, endettée, ne voit pas son avenir en Thaïlande et se dit prête à repartir.

« Je cherche une manière de travailler de nouveau à l’étranger », a-t-elle assuré, peut-être en Australie, avec l’espoir de rembourser sa dette de 500 000 bahts (13 000 EUR).

« Maintenant, nous n’avons rien », lâche-t-elle.

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