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Trois vautours fauves retrouvés morts suite à un empoisonnement présumé

L'Autorité israélienne de la nature et des parcs a ouvert une enquête après la découverte des carcasses des rapaces - qui appartiennent à une espèce en péril - dans le sud du pays

La carcasse d'un vautour fauve retrouvée dans le sud d'Israël, le 14 octobre 2022. (Crédit : Autorité israélienne de la nature et des parcs)
La carcasse d'un vautour fauve retrouvée dans le sud d'Israël, le 14 octobre 2022. (Crédit : Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Trois vautours fauves – une espèce actuellement en péril – ont été retrouvés morts vendredi dans le sud d’Israël, a annoncé l’Autorité israélienne de la nature et des parcs qui a indiqué soupçonner un empoisonnement malveillant.

Les carcasses des oiseaux ont été découvertes à Ein Akev, dans le sud du pays. Cela faisait plusieurs jours qu’il volaient à basse altitude, ce qui est caractéristique d’une mort prochaine.

Inquiets suite à ces constations, les inspecteurs de l’Autorité ont parcouru les secteurs où les vautours s’étaient rendus, la semaine dernière, sur la base des informations enregistrées grâce aux émetteurs qui avaient été installés sur les rapaces.

Mais les vautours étaient déjà morts quand les inspecteurs sont parvenus à les retrouver.

Ils ont été emmenés dans une clinique vétérinaire de Bait Dagan où des examens complémentaires seront effectués et l’Autorité de la nature et des parcs a ouvert une enquête sur l’origine de leur mort.

Cet incident est le dernier en date d’une série d’empoisonnements présumés, ces dernières années – des empoisonnements qui ont eu « un impact grave sur la population des vautours dans le sud du pays », a noté un communiqué qui a été émis par l’Autorité.

Elle a ajouté que les vautours étaient encore alimentés par ses soins dans le désert de manière à éviter que les rapaces et les autres animaux sauvages ne se nourrissent de viande empoisonnée, mais que ces efforts et d’autres initiatives prises dans le même objectif ne suffisaient pas à empêcher de tels cas de figure.

Un inspecteur de l’Autorité israélienne de la Nature et des parcs s’approche de la carcasse d’un vautour fauve dans le sud d’Israël, le 14 octobre 2022. (Crédit : Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Il y a un an, 12 vautours fauves avaient été retrouvés morts dans dans les secteurs des lits des rivières Kina et Kamrir, un incident qui avait porté un coup majeur à la population de vautours dans le pays.

Au début de l’année, une vingtaine d’animaux sauvages et notamment un aigle barbu – ou pygargue à queue blanche, une espèce rare et en danger d’extinction – ont également été retrouvés sans vie aux abords de Kadita, dans le centre de la Galilée, apparemment après avoir été victimes d’un empoisonnement aux pesticides.

Et au mois de mai 2019, huit carcasses de vautours fauves avaient été découvertes sur le plateau du Golan. Les oiseaux avaient été empoisonnés. Deux rapaces étaient encore vivants et ils avaient été confiés aux soins des vétérinaires. L’incident avait été considéré comme dévastateur pour l’espèce dans la région.

Dans de nombreux cas, les vautours sont empoisonnés en mangeant les carcasses d’un prédateur tué par les agriculteurs soucieux de protéger leur bétail.

Ces dernières années, l’Autorité de la nature et des parcs a livré des efforts significatifs pour conserver et reconstituer la population locale de vautours fauves. Au mois d’août 2020, l’organisation avait annoncé que le nombre de vautours fauves était sans précédent depuis huit ans, ajoutant néanmoins que l’espèce était encore en péril.

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