Trump pourrait faire une offre “historique” à Abbas le mois prochain
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Trump pourrait faire une offre “historique” à Abbas le mois prochain

Selon un responsable du Fatah, le président proposerait la reprise des négociations de paix en échange d’un gel de la construction dans les implantations et d’un engagement à ne pas déplacer l’ambassade américaine

Jacob Magid est le correspondant implantations du Times of Israël

Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits :  Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)
Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)

D’importants responsables palestiniens ont annoncé que le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas se rendra aux Etats-Unis le mois prochain pour rencontrer le président Donald Trump, et que le dirigeant américain proposera aux Palestiniens de relancer les négociations de paix avec Israël en échange d’un gel des constructions dans les implantations israéliennes et d’une promesse de ne pas déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

Saeb Erekat, négociateur en chef de l’AP, a déclaré lundi au quotidien Al-Khaleej que l’offre « historique » devrait être présentée pendant le séjour d’Abbas à Washington au début du mois prochain.

Un responsable du Fatah, le parti d’Abbas, a fourni au site d’information émirati des détails sur cette proposition, qui comprendrait une pause de la construction dans les implantations et un engagement de ne pas déplacer l’ambassade américaine, une promesse électorale de Trump.

En échange, les Palestiniens devront reprendre les négociations avec Israël pendant un sommet organisé à Amman avec les deux parties, les Etats-Unis et la Jordanie.

Le responsable a ajouté qu’Abbas accepterait probablement cet accord. Il a déclaré qu’il « n’a pas d’autre choix ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant les funérailles d'état du 9e président Shimon Peres, au cimetière du mont Herzl, à Jérusalem, le 30 septembre 2016. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant les funérailles d’état du 9e président Shimon Peres, au cimetière du mont Herzl, à Jérusalem, le 30 septembre 2016. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Il n’est pas certain que le Premier ministre Benjamin Netanyahu puisse accepter de telles conditions, en raison de la composition de son gouvernement. Il se serait déjà opposé à des offres similaires comprenant un gel de la construction dans le passé.

Cette information n’a pas été confirmée par des sources indépendantes.

Ce n’est pas la première fois que l’intérêt de Trump pour une conférence régionale sur le processus de paix est soulevé. Lundi, Al-Monitor a annoncé qu’une source diplomatique de haut niveau avait déclaré qu’un tel sommet devrait avoir lieu un à deux mois après la rencontre entre Trump et Abbas.

Vendredi, Trump a invité le dirigeant palestinien à la Maison Blanche pendant leur première conversation téléphonique.

Dimanche, pendant un discours prononcé à l’occasion d’une cérémonie de remise des diplômes des employés du secteur public, Abbas a déclaré que Trump avait réaffirmé, pendant cet appel, son engagement envers le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

La transcription de son discours, publiée par une agence de presse palestinienne, indiquait initialement qu’Abbas avait déclaré que Trump lui avait dit qu’il soutenait une solution à deux états, mais la section erronée a ensuite été corrigée.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

La transcription a été largement citée par des médias palestiniens et étrangers, en raison d’un apparent retrait des propos de Trump du mois dernier. Le président américain avait alors déclaré à Netanyahu que « je regarde la solution à deux états et à un état, et j’aime celle que les deux parties aiment. »

Netanyahu a rencontré lundi le représentant spécial des Etats-Unis pour les négociations internationales, Jason Greenblatt, à Jérusalem. Les deux hommes ont discuté des moyens de promouvoir la paix entre Israël et ses voisins, et tenté de formuler une approche coordonnée des deux gouvernements sur la question des implantations.

Les Palestiniens avaient craint que Trump n’adopte sans réserve les positions israéliennes après sa promesse de déplacer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem et des signes selon lesquels il serait plus arrangeant avec les implantations israéliennes en Cisjordanie que son prédécesseur. Depuis qu’il a pris le pouvoir le 20 janvier, Trump a parlé deux fois avec Netanyahu au téléphone et l’a accueilli à la Maison Blanche.

Le président américain est cependant revenu sur la possibilité d’un déplacement rapide de son ambassade, et a publiquement appelé Netanyahu à « se retenir » sur la construction dans les implantations.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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