Trump va-t-il reconnaître toute Jérusalem comme capitale d’Israël lors de son voyage ? (média)
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Trump va-t-il reconnaître toute Jérusalem comme capitale d’Israël lors de son voyage ? (média)

Le président américain ne va cependant pas déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem et appellera à la mise en place d’un état palestinien, selon Yedioth Ahronoth

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 15 février 2017. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le président américain Donald Trump va revenir sur la politique historique des Etats-Unis en reconnaissant officiellement toute la ville de Jérusalem comme capitale d’Israël, mais il ne tiendra pas sa promesse électorale d’y déplacer l’ambassade américaine, a annoncé jeudi le quotidien Yedioth Ahronoth.

Selon le journal, Trump fera cette annonce pendant sa prochaine visite en Israël, qui devrait avoir lieu fin mai.

La Maison Blanche a confirmé qu’elle « explorait » cette possibilité. Il devrait également soutenir la fondation d’un état palestinien aux côtés d’Israël afin de promouvoir une initiative de paix régionale, a précisé Yedioth.

Depuis qu’Israël a déclaré son indépendance en 1948, la politique américaine a été de ne reconnaître la souveraineté d’aucune des parties sur Jérusalem. Pendant sa campagne, Trump avait promis plusieurs fois de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, s’attirant de vives critiques des Palestiniens.

Israël a étendu sa souveraineté sur Jérusalem Est et la Vieille Ville, et affirme que toute la ville est sa capitale ; les Palestiniens veulent faire de Jérusalem Est la capitale de leur état.

Aerial view of Jerusalem (photo credit: Nati Shohat/Flash90)
Jérusalem. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Aucun président américain ne s’est rendu en Israël dans les premiers mois de son mandat.

Selon l’article, une délégation de 25 officiels américains devrait arriver jeudi en Israël pour commencer à planifier ce qui sera le premier voyage présidentiel de Trump à l’étranger.

Ils devraient être reçus au ministère des Affaires étrangères, à la résidence présidentielle et dans les bureaux du Premier ministre.

Trump, qui devrait se rendre en Israël et dans les territoires sous Autorité palestinienne pendant sa visite éclair d’environ 36 heures fin mai ou début juin, sera accompagné de sa fille Ivanka et de son gendre Jared Kushner, qui font tous les deux partie du premier cercle de ses conseillers, selon l’article. Son épouse Melania devrait rester aux Etats-Unis.

Le président se rendra aussi probablement en Jordanie et en Arabie saoudite pendant ce voyage, deux acteurs clefs dans toutes initiatives visant à établir la paix dans la région. Le voyage sera probablement prévu pour coïncider avec le sommet de l’OTAN en Belgique le 25 mai.

La semaine prochaine, Trump recevra le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à la Maison Blanche, un prélude à un possible sommet entre Abbas, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les dirigeants du monde arabe sunnite.

Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)
Le président américain Donald Trump, le 3 février 2017 (à gauche), et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le 30 janvier 2017. (Crédits : Mandel Ngan/AFP ; Zacharias Abubeker/AFP)

Un tel sommet serait probablement centré sur l’Initiative de paix arabe proposée par l’Arabie saoudite et soutenue par la Ligue arabe en 2002 comme cheminement pour conclure un accord final.

Une partie de ce cadre comprend une solution à deux états avec un retrait d’Israël de tous les territoires revendiqués par les Palestiniens et l’arrivée à une solution « juste » à la question des réfugiés, en échange de relations normalisées avec tout le monde arabe.

Yedioth a indiqué que Netanyahu avait déjà accepté de limiter la construction dans les implantations de Cisjordanie, et Abbas a promis de tenter de freiner le terrorisme palestinien, deux mesures visant à donner confiance à l’autre partie.

La visite de Trump sera suivie de celle du secrétaire d’Etat Rex Tillerson et de l’ambassadrice aux Nations unies Nikki Haley. Cette dernière a déjà prévu de venir en juin.

La visite de Trump, si tôt dans sa présidence, marque un fort contraste par rapport à son prédécesseur Barack Obama, dont le premier voyage en Israël avait eu lieu pendant son second mandat.

Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, devrait arriver à Jérusalem le 15 mai, et présenter ses lettres de créance au président Reuven Rivlin en juin.

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