Tsahal cible un terroriste du Hamas impliqué le 7 octobre ; 13 morts selon le Hamas
L’armée enquête sur des signalements de victimes civiles ; les terroristes de Gaza font état d’au moins 52 morts alors qu’Israël poursuit son offensive

Une frappe aérienne israélienne menée jeudi à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, a visé un terroriste du groupe terroriste palestinien du Hamas impliqué dans l’invasion et le pogrom du 7 octobre dans le sud d’Israël, a indiqué Tsahal. Des médias palestiniens rapportent que 13 personnes auraient perdu la vie, dont huit femmes et enfants.
Tsahal a indiqué avoir « été informé des affirmations concernant les victimes dans la zone », et a ajouté que l’incident faisait l’objet d’une enquête.
« Tsahal regrette tout dommage causé à des civils non impliqués et met tout en œuvre pour en limiter les conséquences », a-t-il précisé en réponse à une demande de renseignements sur l’incident.
Selon la chaîne Al-Rad, des blessés se rendaient dans un hôpital voisin lorsque la frappe aurait eu lieu.
Des images diffusées par des médias gazaouis montreraient une explosion près d’un hangar, bien que ces vidéos n’aient pas pu être vérifiées de manière indépendante.
مشاهد توثق لحظة استهداف طيران الاحتلال تجمعات للأهالي معظمهم أطفال خلال محاولتهم الحصول على مكملات غذائية في دير البلح pic.twitter.com/nMPSKQDGnM
— القسطل الإخباري (@AlQastalps) July 10, 2025
L’agence de défense civile de Gaza, dirigée par le Hamas, a déclaré qu’au moins 52 personnes auraient été tuées dans les frappes israéliennes depuis le matin. Ces bilans ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et ne distinguent pas les civils des terroristes tués lors des combats.
Un responsable de la défense civile, Mohammad al-Mughair, a affirmé à l’AFP que huit enfants et deux femmes figuraient parmi les morts à Deir al-Balah, et que les avions israéliens auraient visé « un rassemblement de civils devant un hôpital ».
Quatre autres personnes auraient été tuées dans une frappe avant l’aube sur une maison du camp d’al-Bureij, toujours selon Mughair.
« Soudain, et sans avertissement, la maison a été bombardée », raconte Olfat Salim, en inspectant les dégâts causés à sa tente, déchirée et recouverte de poussière.
« Nous dormions et nous avons vu de la poussière et des pierres nous tomber dessus. Nous avons crié pour réveiller nos enfants sous les gravats. Grâce à Dieu, nous avons pu les sortir. »
Dans son rapport quotidien, Tsahal a déclaré avoir frappé plus de 180 cibles dans la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures, notamment des terroristes, des bâtiments piégés, des dépôts d’armes, des rampes de lancement, des tunnels et d’autres infrastructures.
Ces frappes interviennent alors que cinq divisions de l’armée, composées de dizaines de milliers de soldats, poursuivent leurs opérations terrestres dans l’enclave.
Dans le nord de la bande de Gaza, Tsahal a indiqué que la 401e brigade blindée avait découvert des dépôts d’armes et des entrées de tunnels utilisés par le Hamas. Les troupes ont également localisé une cellule d’agents du Hamas dans un bâtiment et ils ont dirigé une frappe de drone contre eux, selon Tsahal.
Par ailleurs, l’unité d’élite multi-domaines a repéré une cellule du Jihad islamique dans un autre bâtiment et a demandé une frappe aérienne ciblée.
Mercredi, un soldat israélien a été tué lors d’une tentative d’enlèvement par le Hamas dans le sud de Gaza, et un autre, du 77ᵉ bataillon de la 7ᵉ brigade blindée, a été grièvement blessé dans le nord.
Le soldat a été transporté dans un hôpital pour y être soigné.
De manière plus générale, l’armée a déclaré que des dizaines de terroristes ennemis ont été neutralisés et que plus de 130 « infrastructures terroristes », en surface et sous terre, ont été démolies par les troupes de la brigade Golani au cours des opérations menées dans le sud de la bande de Gaza, à Khan Younès, cette semaine.
Parmi ces sites se trouvait un tunnel du Hamas de 500 mètres de long et de 13 mètres de profondeur, selon l’armée. Il a été démoli par l’unité du génie d’élite Yahalom.
D’autres sites comprenaient des caches d’armes, des bâtiments piégés, des postes d’observation et des positions de lancement de mortiers.
Vidéo publiée par l’armée israélienne montrant la démolition d’un tunnel à Khan Younès, le 10 juillet 2025. (Crédit : Armée israélienne)
La guerre à Gaza a été déclenchée par le pogrom du 7 octobre 2023 perpétré par le Hamas dans le sud d’Israël, au cours duquel plus de 1 200 personnes ont été assassinées et 251 ont été kidnappées pour être emmenées en otage dans la bande de Gaza.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 qui avaient été enlevés par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient encore en vie, tandis que l’état de santé de deux autres suscite de vives inquiétudes. Le Hamas détient également les dépouilles d’au moins 28 otages dont le décès a été confirmé par Tsahal, ainsi que celle d’un soldat de Tsahal tué à Gaza en 2014.
Le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 57 000 personnes auraient été tuées ou portées disparues depuis le début de la guerre. Ce chiffre ne peut être vérifié de manière indépendante et ne distingue pas les civils des terroristes.
De son côté, Israël affirme avoir éliminé environ 20 000 terroristes depuis janvier, ainsi que 1 600 autres à l’intérieur du territoire israélien lors de l’attaque du 7 octobre.







