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Tsahal : Le Hamas devait relâcher les Bibas dans le cadre de l’accord qu’il a violé

Le porte-parole de l'armée a indiqué que Shiri, 32 ans, et ses deux fils de 4 ans et de 10 mois devaient être libérés "mais le Hamas a décidé de ne pas le faire"

La famille Bibas - le père Yarden, Ariel, quatre ans, la mère Shiri et le bébé Kfir - a été enlevée par des terroristes du Hamas au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)
La famille Bibas - le père Yarden, Ariel, quatre ans, la mère Shiri et le bébé Kfir - a été enlevée par des terroristes du Hamas au kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

Le groupe terroriste palestinien du Hamas devait libérer Shiri Bibas, 32 ans, et ses deux enfants, Ariel Bibas, 4 ans et Kfir Bibas, 10 mois, qui avaient été pris en otage le 7 octobre et amenés dans la bande de Gaza, selon l’armée israélienne. Il a violé l’accord de pause dans les combats qui avait été conclu avec Israël, cette semaine, lorsqu’il ne les a pas relâchés, a-t-elle précisé.

La mère et les enfants avaient été enlevés au kibboutz Nir Oz, le 7 octobre – avec le mari de Shiri et père des deux jeunes garçons, Yarden Bibas, 34 ans – quand les terroristes du Hamas avaient commis un bain de sang dans le sud d’Israël, tuant 1 200 personnes, des civils en majorité. Des familles entières avaient été exécutées dans leurs habitations et les jeunes qui participaient à une rave-party avaient été massacrés. Les terroristes avaient aussi pris environ 240 personnes en otage, dont une centaine a été libérée depuis vendredi dernier dans le cadre d’un accord portant sur une pause dans les combats, accord qui est aujourd’hui rompu. Sept groupes d’Israéliens et de ressortissants étrangers ont été remis en liberté à cette occasion – des femmes et des enfants en majorité – en échange de la libération de plus de 200 Palestiniens qui étaient incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale au sein de l’État juif, sur la même période de sept jours, et en échange également de l’entrée plus conséquente d’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Cette trêve, qui avait été négociée par le Qatar et l’Égypte, s’est achevée vendredi en début de matinée avec la reprise des hostilités, le Hamas ayant été dans l’incapacité de fournir une liste d’otages qu’il avait l’intention de relâcher à l’échéance prévue de sept heures du matin, comme le stipulait l’accord de cessez-le-feu temporaire. La veille, l’organisation avait aussi revendiqué l’attentat terroriste de jeudi à l’entrée de Jérusalem qui avait fait trois morts. Un quatrième Israélien qui avait contribué à abattre les terroristes a été tué par des tirs amis de soldats sur place.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, vendredi, le contre-amiral Daniel Hagari, porte-parole de Tsahal, a indiqué que le Hamas s’était engagé à libérer la famille Bibas dans le cadre de la trêve et que le groupe terroriste avait décidé de rompre cette dernière en ne tenant pas cette promesse.

« La famille Bibas – c’est un dossier que nous suivons avec les agences de renseignements et sur le plan opérationnel depuis le début des combats », a dit Hagari en réponse à une question posée par un journaliste.

Cette semaine, le Hamas a affirmé – ce qui n’a pas pu être vérifié – que la mère et les enfants avaient perdu la vie dans un bombardement israélien et il avait offert de rendre les trois dépouilles à Israël au cours de la sixième série de libérations d’otages.

Shiri Bibas, au centre, et ses fils Ariel, 4 ans, à gauche, et bébé Kfir, enlevés au kibboutz Nir Oz par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Les factions armées de Gaza ont déjà fait de telles affirmations dans le passé qui sont notamment considérées comme entrant dans le cadre de la guerre psychologique.

Mercredi, l’armée a expliqué avoir informé la famille qu’une enquête était ouverte sur cette allégation « cruelle et inhumaine » concernant la mort de la mère et de ses deux jeunes enfants, évoquant « la campagne de terrorisme psychologique » du Hamas.

Vingt-quatre heures plus tard, le Hamas a posté une vidéo de propagande semblant montrer Yarden Bibas, bien vivant, disant que les corps offerts par le Hamas à Israël étaient bien ceux de sa famille. Il demandait, sur les images, à ce qu’ils soient rapatriés pour être inhumés.

Dans son point-presse de vendredi, Hagari a déclaré que « hier, une vidéo difficile a été diffusée montrant Yarden Bibas. D’un côté, c’est un signe de vie, de l’autre, c’est une manipulation cruelle et terroriste menée par le Hamas ».

« Nous avons exigé aujourd’hui, comme tous les jours de la trêve, de rendre les femmes et les enfants comme convenu dans l’accord, ce à quoi l’Égypte et le Qatar s’étaient engagés. Le Hamas a décidé d’en violer les termes », a expliqué Hagari.

« Dans ce cadre, la famille Bibas, la mère et les enfants, devaient entrer en Israël. Le Hamas a pris la décision qu’il ne le ferait pas », a-t-il ajouté.

La famille est devenue un symbole des otages, et elle incarne dorénavant pour un grand nombre l’ampleur de la cruauté du Hamas. Une vidéo qui a émergé, montrant Shiri portant ses enfants alors que des terroristes l’emmenaient dans la bande de Gaza, a rapidement capté l’attention en raison de la détresse visible de la jeune mère, des cheveux roux des petits (« les rouquins », ont-ils été surnommés depuis par le grand public) et du très très jeune âge de Kfir, qui avait 9 mois au moment des faits et était donc le plus jeune de tous les Israéliens retenus en captivité par le groupe terroriste.

Shiri Bibas, au centre, et ses fils Ariel (4 ans) et Kfir (dix mois) enlevés au kibboutz Nir Oz par des terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023. (Autorisation)

Si environ 80 femmes et enfants ont été libérés au cours des sept derniers jours dans le cadre du cessez-le-feu temporaire, l’espoir de voir la famille Bibas revenir sur le sol israélien, parmi eux, s’est évanoui au fil des jours.

Mardi, le porte-parole arabophone de Tsahal, Avichai Adraee, avait confirmé via X, anciennement Twitter, que la mère et ses deux enfants avaient été transférés à une autre faction terroriste de Gaza par le Hamas et qu’ils se trouvaient probablement à Khan Younès, une localité du sud de l’enclave.

Ce groupe a été signalé comme étant un petit Front populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP).

Les deux fils de la famille Bibas sont les seuls enfants à être encore maintenus en captivité à Gaza. Les terroristes en avaient enlevé une quarantaine lors du massacre du 7 octobre.

Selon Israël, il resterait encore environ 17 femmes et mineurs à Gaza. L’État juif déclare que l’accord conclu avec le Hamas stipulait que le groupe terroriste les libérerait tous avant de relâcher les autres catégories d’otages.

Vendredi également, l’administration Biden a attribué la responsabilité de la fin de la trêve temporaire à Gaza au Hamas.

« Nous pensons qu’il est plausible qu’il y ait encore des femmes et des enfants éligibles à un échange », a déclaré le porte-parole du Conseil national de sécurité américain John Kirby lors d’un briefing avec les journalistes.

« C’est à cause du Hamas que la trêve a pris fin… C’est au Hamas qu’incombe l’obligation de proposer une liste d’otages », a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a confirmé, vendredi en fin d’après-midi, que la pause « s’est terminée à cause du Hamas » qui « a commencé à tirer des roquettes avant la fin de la trêve et… qui n’a pas honoré les engagements qu’il avait pris concernant la libération de certains otages ».

Le Hamas a renforcé ses frappes pendant toute la journée de vendredi, tirant des salves de roquettes en direction des localités proches de la frontière avant de prendre pour cible Ashdod, ville côtière du sud du pays. Tsahal a fait savoir qu’une cinquantaine de roquettes avaient été lancées vers les villes israéliennes depuis la bande de Gaza.

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