Tzipi Hotovely confirme qu’elle sera la nouvelle envoyée d’Israël au Royaume-Uni
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Tzipi Hotovely confirme qu’elle sera la nouvelle envoyée d’Israël au Royaume-Uni

Tzipi Hotovely a accepté l'offre du Premier ministre pour être la prochaine ambassadrice d'Israël au Royaume-Uni

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Tzipi Hotovely à son bureau de Jérusalem, le 19 février 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Tzipi Hotovely à son bureau de Jérusalem, le 19 février 2020. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Jeudi, la ministre des Implantations Tzipi Hotovely a déclaré avoir accepté l’offre du Premier ministre Benjamin Netanyahu pour être la prochaine ambassadrice d’Israël au Royaume-Uni.

« C’est incontestablement l’un des postes les plus importants au ministère des Affaires étrangères. Au sein de l’Europe, le Grande-Bretagne est très importante et très amicale [envers Israël], surtout avec [le Premier ministre Boris] Johnson, c’est quelque chose dont nous devons profiter et faire un important travail diplomatique », a déclaré Hotovely à la Radio de l’armée.

Mais pour l’instant, tous ses efforts se sont focalisés sur son travail actuel en tant que ministre des Implantations, a-t-elle ajouté, reconnaissant qu’elle n’a pas encore commencé à se préparer à cette fonction d’ambassadrice à Londres.

Si c’est confirmé par les gouvernements israélien et britannique, Hotovely, du parti du Likud du Premier ministre, remplacera Mark Regev, l’ancien porte-parole de Netanyahu auprès de la presse internationale qui achève maintenant un mandat de cinq ans en juillet et qui doit retourner au Bureau du Premier ministre.

Dans son discours annonçant le nouveau gouvernement d’unité le mois dernier, Netanyahu a déclaré qu’Hotovely dirigerait le nouveau ministère des Implantations pendant trois mois et deviendrait ensuite ambassadrice au Royaume-Uni. Hotovely avait ensuite déclaré qu’elle n’avait pas encore accepté l’offre et qu’elle devrait y réfléchir.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (à gauche) accueille le Premier ministre Benjamin Netanyahu devant le 10 Downing Street au centre de Londres, le 5 septembre 2019. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Selon l’accord de coalition entre le Likud et le parti Kakhol lavan du ministre de la Défense Benny Gantz, Hotovely, qui parle couramment anglais, restera ambassadrice à Londres pour l’ensemble de la durée du gouvernement d’unité « et ne peut pas être remplacée après que l’accord de rotation aura été appliqué », ce qui doit avoir lieu après 18 mois.

Le même arrangement est valable pour les ambassadeurs en France, en Australie, et aux Nations unies à New York. Pour l’instant, Netanyahu a seulement fait son choix pour le dernier poste, avec le ministre du Likud Gilad Erdan, qui remplacera Ron Dermer comme ambassadeur israélien aux Etats-Unis.

Avant qu’Hotovely, âgée de 41 ans, ne puisse acheter un billet pour Londres, sa nomination doit encore être approuvée par la Commission de la fonction publique pour les hautes nominations et doit ensuite être validée par le cabinet. Le ministère des Affaires étrangères enverra alors une demande d’agrément au ministère des Affaires étrangères à Londres. Obtenir un agrément – la confirmation de la part du pays hôte de l’acceptation de l’ambassadeur d’un État étranger dans sa capitale – constitue généralement une formalité diplomatique, même si certaines nominations politiques peuvent parfois rencontrer des difficultés.

En 2015, par exemple, le Brésil a refusé d’accorder un agrément à Dani Dayan à cause de son passé de chef du conseil régional Yesha pro-implantations. Jérusalem avait commencé par insister pour qu’il soit confirmé comme nouvel ambassadeur à Brasilia, mais l’Etat hébreu avait fini par revenir sur sa nomination. A la place, Dayan a été nommé consul général à New York. Il doit achever son mandat cet été.

Hotovely, qui a servi comme ministre des Affaires étrangères entre 2015 et 2020, est une activiste du mouvement d’implantation d’Israël et une critique véhémente de la solution à deux Etats. Elle est en faveur d’une annexion israélienne unilatérale de la Cisjordanie, position que le gouvernement britannique rejette car étant en violation flagrante du droit international.

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