Israël en guerre - Jour 192

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Un ado et un ex-avocat arabes israéliens tués en Galilée dans des violences criminelles

Amir Abu al-Hija, tué aux abords de son domicile, et Jamal Khier, dont la voiture a explosé, sont les 42e et 43e victimes de meurtre dans la communauté arabe israélienne, cette année

A gauche : Jamal Khier, tué dans l'explosion d'une voiture près d'Abu Snan, le 23 mars 2024. A droite : Amir Abu al-Hija, 16 ans, tué dans une fusillade à Tamra, le 22 mars 2024. (Capture d'écran/ Réseaux sociaux; used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
A gauche : Jamal Khier, tué dans l'explosion d'une voiture près d'Abu Snan, le 23 mars 2024. A droite : Amir Abu al-Hija, 16 ans, tué dans une fusillade à Tamra, le 22 mars 2024. (Capture d'écran/ Réseaux sociaux; used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

Deux Arabes israéliens ont été tués dans des violences survenues dans le nord d’Israël pendant le week-end. Ils sont les 42e et 43e victimes, cette année, de la vague criminelle qui continue à endeuiller la communauté.

Un jeune de 16 ans a été tué à Tamra, en Haute-Galilée, dans la nuit de vendredi. Amir Abu al-Hija avait été grièvement blessé par des coups de feu et il avait été évacué à l’hôpital Rambam de Haïfa, où sa mort a été prononcée.

La police enquête sur cet homicide, où elle privilégie la piste d’une querelle entre gangs locaux. Selon les forces de l’ordre, al-Hija a été touché par des tirs qui visaient le domicile familial. Il est difficile de dire qui était réellement la cible de ces coups de feu.

Un proche d’Abu al-Hija a confié au site d’information Ynet : « Amir était un garçon adorable, qui avait toujours le sourire. Il a été assassiné de sang-froid. Il n’avait jamais fait ‘d’erreurs’, il n’avait jamais porté atteinte à quiconque et sa vie lui a été enlevée en l’espace de quelques secondes et de surcroît, pendant le ramadan. »

« Je n’ai pas les mots. C’est horrible, c’est très douloureux. Et nous ne savons pas qui sera le prochain », a-t-il ajouté.

Un autre membre de la famille a blâmé les autorités : « Nous assistons à des fusillades dans la ville presque quotidiennement mais il n’y a pas de réponse appropriée et il y a ce sentiment d’inaptitude de la part de toutes les autorités concernées. Ces criminels doivent être arrêtés avant qu’ils ne tuent d’autres personnes ».

Et, samedi matin, c’est un homme âgé d’une soixantaine d’années qui a été tué dans l’explosion de son véhicule à Abu Snan, dans le nord de Haïfa. Jamal Khier, ancien avocat, aurait été la cible de la pègre pour des raisons qui restent indéterminées. Une enquête a également été ouverte par la police dans ce dossier.

Les secours ont emmené la victime à l’hôpital Galilée de Nahariya mais les médecins n’ont pas pu la sauver.

Au début du mois, six membres de la communauté arabe israélienne avaient été tués par arme à feu dans le cadre de cinq agressions distinctes en seulement un seul week-end. Un ancien conseiller municipal de Baqa al-Gharbiya avait notamment perdu la vie.

Le nombre d’Arabes israéliens tués dans des violences avait atteint un record sans précédent en 2023, selon l’organisation Abraham Initiatives qui suit les statistiques criminelles. Selon le groupe, 244 membres de la communauté avaient trouvé la mort en 2023 – soit le double de l’année précédente.

Et jusqu’à présent, l’année 2024 semble en voie de surpasser encore ces chiffres avec 43 morts contre 37 qui avaient été enregistrés à la même période, l’année dernière.

La vaste majorité des homicides – environ 88 % – ont été commis par arme à feu, ce qui souligne la problématique de la prolifération des armes illégales dans la société arabe, a noté l’organisation.

De nombreux dirigeants de la communauté arabe israélienne imputent la vague de crimes à la police qui, selon eux, a été dans l’incapacité de sévir contre les puissantes organisations criminelles et qui a largement détourné le regard face aux violences – notamment les querelles familiales, les guerres de territoire entre mafias et les violences faites aux femmes.

Les communautés ont également souffert d’années de négligence et de discrimination de la part des autorités de l’État.

Pour leur part, les autorités pointent du doigt les organisations de la pègre et la multiplication des armes au sein de la communauté – une communauté qui est également mise en cause par certains qui disent qu’elle rechigne à coopérer avec les forces de l’ordre dans la lutte contre les criminels.

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