Un ancien footballeur israélien accusé de corruption
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Un ancien footballeur israélien accusé de corruption

La police a recommandé l'inculpation de Haim Revivo, qui réfute toute malversation ; les soupçons ont émergé de l'enquête tentaculaire dont fait l'objet l'élu du Likud David Bitan

Haim Revivo lors d'une conférence de presse de lancement de la nouvelle saison de championnat de football, à Jérusalem le 31 janvier 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Haim Revivo lors d'une conférence de presse de lancement de la nouvelle saison de championnat de football, à Jérusalem le 31 janvier 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Jeudi, la police israélienne a recommandé la mise en examen d’un ancien grand joueur de football israélien pour corruption. Il est accusé d’avoir proposé de l’argent au maire-adjoint de Tel Aviv en échange de permis de construire pour une demeure qu’il possède dans la ville balnéaire.

Les enquêteurs soupçonnent Haim Revivo, qui a joué sous les couleurs de la sélection nationale dans les années 90, d’avoir versé 10 000 shekels (environ 2 500 euros) à Arnon Giladi lorsque celui-ci était maire-adjoint de Tel Aviv, ont rapporté des médias israéliens.

Ces soupçons ont émergé lors de l’enquête pour corruption aux ramifications tentaculaires qui vise le député Likud et ancien chef de la coalition David Bitan. La police pense que l’argent a été donné à une ONG reliée à Arnon Giladi en échange de permis de construire délivrés par la mairie.

Il revient désormais aux procureurs de statuer sur d’éventuelles poursuites de l’ancien footballeur.

Dans un communiqué, ce dernier a nié toute malversation.

« Je n’ai jamais commis de délit, et je fais confiance à l’intégrité du bureau du procureur général, » a-t-il déclaré. « Je n’ai aucune inquiétude. »

« J’ai donné ma version complète et détaillée de tous les faits et répondu à toutes les questions. Je suis convaincu que le bureau du procureur général examinera les faits et ma version et parviendra à une autre conclusion. »

David Bitan, député Likud et ancien président de la coalition, quitte son domicile pour se rendre à une autre série d’interrogatoires à l’unité Lahav 433 de la police israélienne, le 4 janvier 2018. (Flash90)

Jeudi, la police a recommandé la mise en examen de David Bitan pour des faits multiples de corruption, notamment de pots-de-vins, fraude et blanchiment d’argent. Ils ont formulé des recommandations similaires à l’encontre du maire-adjoint de Tel Aviv et du propriétaire de la boîte de nuit Ha’uman 17, Ruben Lublin, soupçonné d’avoir corrompu Arnon Giladi afin de bénéficier d’autorisations pour des intérêts commerciaux qu’ils possèdent à Tel Aviv. L’argent aurait également été versé via la même ONG.

Dans un communiqué, la police a indiqué que l’enquête de deux ans avait réuni suffisamment de preuves pour inculper le député du Likud, un allié clé du Premier ministre Benjamin Netanyahu, d’avoir accepté de l’argent en échange de faveurs politiques lorsqu’il officiait comme député et maire-adjoint de Rishon Lezion.

Les enquêteurs de l’unité anti-corruption ont également déclaré avoir découvert des preuves que les deux maires-adjoints avaient accepté un pot-de-vin de 385 000 shekels pour garantir des permis de construire pour trois projets immobiliers à Tel Aviv. Une partie de l’argent aurait été transférée à David Bitan à l’aide de fausses factures.

L’enquête, surnommée Affaire 1803, a vu l’arrestation d’un certain nombre de suspects, dont des fonctionnaires de la ville de Rishon Lezion, des hommes d’affaires locaux et des membres du crime organisé.

L’ancien élu a nié toute malversation. Il figure à la 24e de la liste du Likud pour les élections d’avril, et comme le parti au pouvoir devrait remporter une trentaine de sièges, il devrait conserver son siège de député.

Le député de 58 ans avait démissionné de son rôle de coordinateur de la de la coalition en 2017 après que la police a annoncé qu’elle enquêtait sur lui pour des affaires de corruption. Il avait néanmoins conservé son mandat de député à la Knesset.

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